©Photo : La Poste
Ce carnet, disponible dans les bureaux de poste depuis le 7 octobre, promet d’ajouter une touche gourmande et élégante à vos correspondances. Que vous soyez amateur de tarte au citron, de macarons, de millefeuille ou encore d’éclairs au chocolat, ces timbres célèbrent avec brio la tradition pâtissière française.
La Poste continue de surprendre les collectionneurs et les gourmands en lançant un carnet de 12 timbres-poste illustrés par des pâtisseries françaises emblématiques. Après l’édition du 16 mai dernier consacrée à la Baguette de pain française, c’est au tour des douceurs sucrées de faire leur entrée dans la philatélie.
Ces timbres-poste complètent les collections philatéliques avec des représentations artistiques de desserts, si chers à la gastronomie française.


Comment les trouver ?
Le carnet de timbres est disponible dans tous les bureaux de poste, mais aussi par abonnement ou par correspondance. Pour obtenir ces timbres, plusieurs solutions :
Via Philaposte, en écrivant à leur service clients à Boulazac, ou en les contactant par téléphone ou par e-mail.
Il est également possible de se rendre directement au Musée de La Poste à Paris, situé au 34 boulevard de Vaugirard dans le 15e arrondissement, où ces timbres sont disponibles sur réservation.
Enfin, pour les parisiens, la boutique « Le Carré d’Encre » au 13bis rue des Mathurins, dans le 9e arrondissement, propose également ces petits joyaux philatéliques.

Se familiariser avec le patrimoine culinaire
Que vous soyez passionné par la pâtisserie ou simplement friand de belles créations postales, ce carnet de timbres permet de se plonger dans l’histoire qui font rayonner l’hexagone à travers le monde entier :
Au XVIIIe siècle, le baba au rhum fait son apparition avec une anecdote surprenante ! Selon la légende, ce gâteau serait né à la table du roi de Pologne, Stanislas Leszczynski. Insatisfait du kouglof, une pâtisserie très populaire à la cour, qu’il trouvait trop sec, il aurait décidé de l’arroser de vin de Malaga pour lui donner plus de moelleux. Plus tard, à Paris, le pâtissier Nicolas Stohrer eut l’idée de remplacer la liqueur par du rhum, donnant naissance à la version que l’on connaît aujourd’hui. La pâtisserie Stohrer, située rue Montorgueil, existe toujours et propose à la fois la recette originale et la version contemporaine.
En 1856, c’est au tour de la religieuse de voir le jour, grâce à Signor Frascati, un glacier napolitain installé à Paris. Il propose cette nouvelle douceur dans son café, et la baptise « religieuse » en raison de la couleur des choux, rappelant la robe des religieuses des couvents. Le succès est immédiat, et la religieuse devient rapidement une incontournable des pâtisseries françaises.
En 1909, les créateurs de la course cycliste Paris-Brest demandent au pâtissier Louis Durand de concevoir un gâteau en hommage à cet événement. La forme circulaire de la pâtisserie, inspirée de la roue d’un vélo, donne naissance au célèbre Paris-Brest. La pâtisserie Durand, située à Maisons-Laffitte, propose encore aujourd’hui l’authentique recette de ce dessert.
Enfin, en 1955, l’opéra est créé par Cyriaque Gavillon, pâtissier chez Dalloyau. C’est son épouse, Andrée, qui lui donne ce nom, inspirée par la surface lisse et ébène du gâteau, qui lui rappelait le plancher de la scène de l’opéra de Paris. Depuis, l’opéra est devenu un classique des vitrines de pâtisseries, célébré pour ses couches fines et harmonieuses….

