Depuis 2021, les restaurateurs sont dans l’obligation d’offrir des contenants réutilisables ou recyclables pour permettre aux clients de ramener chez eux les restes de leurs repas. Cette pratique, déjà « fortement encouragée », est inscrite dans la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire afin de réduire le gaspillage alimentaire, un problème particulièrement préoccupant dans ce secteur.
D’après une étude de l’Ademe publiée en 2016, la consommation finale, c’est-à-dire celle des consommateurs, est à l’origine de 33 % de la quantité totale de nourriture gaspillée tout au long de la chaîne, de la production à l’assiette. Dans cette phase de consommation finale, 40 % du gaspillage se produit dans les restaurants, alors que ceux-ci ne représentent que 15 % des repas consommés au total.
Une habitude peu ancrée en France
Bien que le « doggy bag » soit déjà répandu aux États-Unis et en Asie, il rencontre encore des résistances en France, tant du côté des restaurateurs que des clients. Certains professionnels du secteur estiment que cette pratique manque d’hygiène, tandis que d’autres soulignent son absence dans la culture française.
Un autre obstacle au développement des « doggy bags » est la réticence des clients français eux-mêmes. Selon un sondage YouGov réalisé en 2014, 15,1 % des répondants associaient la demande d’un « doggy bag » à une attitude « radine », 11,1 % la trouvaient impolie, et 5,1 % la considéraient non hygiénique.
De plus, 33,8 % des sondés jugeaient cette pratique simplement inutile. Reste à voir si les mentalités vont évoluer dans le temps…
Un client est-il autorisé à apporter son propre contenant ?
Oui, ce droit est également inclus dans la loi visant à lutter contre le gaspillage alimentaire, à condition que celui-ci soit propre et approprié au type de plat acheté.
Si ces conditions ne sont pas respectées, le restaurateur est en droit de refuser de servir le client.
À noter : si le restaurateur fournit le contenant, celui-ci peut être facturé. Ce point est clarifié par la répression des fraudes.
Tous les restaurants ne sont pas concernés
À noter que cette mesure ne concerne pas tous les établissements de restauration. Cela s’applique en particulier aux structures offrant des buffets à volonté ainsi qu’à celles proposant des boissons avec des contenants consignés.

