Accueil » La majorité des dirigeants d’entreprise prévoient d’intégrer l’IA…mais ne se sentent pas prêts

La majorité des dirigeants d’entreprise prévoient d’intégrer l’IA…mais ne se sentent pas prêts

Une récente étude commandée par Cisco (entreprise technologique américaine spécialisée dans les équipements réseau, la cybersécurité et les solutions de communication) et réalisée par Opinion Matters entre décembre 2024 et janvier 2025 met en évidence le paradoxe auquel font face les dirigeants d’entreprise face à l’intelligence artificielle (IA). Si une large majorité reconnaît son potentiel, très peu se sentent prêts à l’adopter. Ce décalage soulève des enjeux stratégiques et opérationnels, notamment en matière de compétences, d’infrastructures et de sécurité.

Selon cette étude menée auprès de 2.503 PDG d’entreprises de plus de 250 employés dans le monde entier, 97 % des dirigeants prévoient d’intégrer l’IA dans leur entreprise.

Pourtant, seuls 1,7 % d’entre eux estiment être réellement prêts à cette transition, un constat qui met en lumière un manque de préparation qui freine la prise de décision et l’investissement.

Quatre dirigeants sur cinq reconnaissent que l’IA représente un levier d’efficacité et d’innovation. Cependant, 74 % d’entre eux craignent que leur manque de connaissances techniques ne compromette leurs choix stratégiques.

Pour 58 % des répondants, cette incertitude ralentit leur croissance et accentue leur vulnérabilité face à la concurrence. Les dirigeants identifient plusieurs obstacles majeurs à la mise en œuvre de l’IA, notamment la pénurie de compétences, des infrastructures technologiques inadaptées et des préoccupations en matière de cybersécurité.

L’inaction a un coût réel… et déjà identifié

L’étude révèle que 70 % des dirigeants redoutent de perdre du terrain face à leurs concurrents en raison d’un manque d’investissement dans l’IA. Cette inquiétude n’est pas seulement prospective : plus de la moitié constatent déjà un impact sur leur compétitivité.

53 % des répondants estiment que l’insuffisance des investissements technologiques leur coûte un avantage concurrentiel, et deux tiers craignent des pertes de revenus liées à cette absence d’adaptation.

Les conséquences sont claires : augmentation des coûts d’exploitation, réduction des bénéfices, ralentissement de la productivité et diminution des parts de marché.

Entre volonté d’innovation et obstacles opérationnels

Si l’IA est perçue comme un moteur de transformation, son adoption reste entravée par des défis internes. L’étude montre que 69 % des dirigeants espèrent améliorer l’efficacité de leur entreprise grâce à l’IA, 68 % y voient un levier d’innovation et 54 % souhaitent surpasser leurs concurrents.

Cependant, leur passage à l’action est ralenti par plusieurs freins :

  • L’absence de cas d’usage clairement définis
  • La difficulté à recruter des profils spécialisés
  • Les inquiétudes liées à la cybersécurité
  • Une infrastructure technologique jugée inadaptée

Une différence de perception apparaît entre les CEO et les responsables technologiques de l’entreprise. Alors que les dirigeants se concentrent sur la vision stratégique, les DSI et CTO sont confrontés aux défis opérationnels quotidiens. 82 % des dirigeants admettent que la valeur de l’IA ne pourra être pleinement exploitée qu’après une phase d’expérimentation à court terme.

La nécessité d’investir dans les compétences, l’infrastructure et la cybersécurité

Face à ces défis, les chefs d’entreprise prévoient plusieurs axes d’investissement pour combler leur retard et sécuriser leur transition vers l’IA :

  • Le développement des compétences : La formation et le recrutement de talents spécialisés figurent parmi les priorités.
  • La modernisation des infrastructures : L’IA nécessite des ressources informatiques adaptées, ce qui pousse les entreprises à revoir leur architecture réseau et leurs capacités de traitement des données.
  • Le renforcement de la cybersécurité : Les inquiétudes concernant la protection des données et la sécurisation des systèmes sont au cœur des préoccupations des dirigeants.

Dans cette optique, les décideurs se tournent de plus en plus vers leurs CTO et CIO. Près de 80 % des dirigeants reconnaissent leur rôle central dans l’orientation des investissements et la mise en place de solutions adaptées.

Le rôle des partenaires technologiques

L’étude souligne également que 96 % des dirigeants s’appuient sur des partenaires spécialisés pour les accompagner dans cette transition. L’expertise externe est perçue comme un levier permettant d’accélérer l’adoption de l’IA et d’atténuer les incertitudes stratégiques.

Une enquête complémentaire, menée auprès de 8.065 hauts responsables de réseaux, est prévue dans les prochains mois pour approfondir les besoins stratégiques et opérationnels en matière d’infrastructure et de sécurité à l’ère de l’IA. À suivre, donc…

Agenda Appel à candidature Apprentissage Arrêt maladie Artisanat Ce qui change CMA France Cour de cassation Cybersécurité Dares Formation France Travail Gestion d'entreprise IA Influence politique Législation Micro entreprise Métiers d'art Numérique Organisations professionnelles Salaires Santé Santé mentale Tendances économiques Urssaf

En savoir plus sur TPE ACTU

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

Recevez directement nos articles dans votre boîte mail !

Poursuivre la lecture