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La Villa Albertine inaugure un programme de résidences sur l’art à l’ère de l’IA

En offrant aux artistes l’opportunité d’explorer les potentialités de l’intelligence artificielle dans un cadre favorable, la Villa Albertine renforce son rôle de passerelle entre la France et les États-Unis. Ce programme s’inscrit dans une volonté plus large d’accompagner les mutations de la création et d’encourager un dialogue transatlantique autour des enjeux liés à l’IA.

Annoncé lors de l’AI Action Summit à Paris en février 2025, le programme « Arts in the Age of AI » initié par la Villa Albertine marque une nouvelle étape dans la rencontre entre création artistique et intelligence artificielle. Le dispositif est porté par la philanthropie de l’entrepreneuse franco-américaine Fidji Simo, qui entend accompagner huit artistes ou professionnels de la culture intégrant l’IA dans leur travail.

Une opportunité de recherche et d’exploration aux États-Unis

Dès le 10 février 2025, un appel à candidatures permet de sélectionner les futurs résidents, qui seront désignés en juin. Chaque année, en 2026 et 2027, quatre créateurs seront accueillis pour une résidence de deux mois aux États-Unis. Ces artistes bénéficieront d’un accompagnement sur mesure et auront accès à un réseau comprenant entreprises technologiques, universités, centres de recherche et institutions culturelles.

La résidence se déroulera dans l’une des dix villes où la Villa Albertine est implantée : New York, San Francisco, Los Angeles, Atlanta, Boston, Chicago, Houston, Miami, La Nouvelle-Orléans et Washington, D.C.

À noter que ce programme ne se limite pas aux artistes français ou francophones : il est ouvert à tout créateur, chercheur ou professionnel de la culture soutenu par un partenaire français.

DATE LIMITE DES CANDIDATURES : 25 MARS 2025

© Maxime Mouysset pour States, le magazine de la Villa Albertine

L’IA, un nouvel horizon créatif

L’intelligence artificielle transforme en profondeur les processus de création dans de nombreuses disciplines artistiques. Mohamed Bouabdallah, directeur de la Villa Albertine, souligne que ce programme s’inscrit dans une dynamique plus large d’échanges entre la France et les États-Unis : « L’intelligence artificielle ouvre des horizons inédits pour les artistes et constituera un enjeu central des relations franco-américaines en matière d’art et d’éducation. »

De son côté, Fidji Simo met en avant le rôle des artistes face aux bouleversements technologiques : « Les créateurs jouent un rôle fondamental dans notre compréhension des mutations sociétales. À l’aube d’une nouvelle ère d’innovation, ils ont l’opportunité d’explorer des formes d’expression inédites grâce à l’IA. »

Un engagement renforcé pour la création

Depuis 2021, la Villa Albertine a accompagné plusieurs artistes engagés dans l’expérimentation avec l’intelligence artificielle. Parmi eux, le réalisateur Simon Bouisson, qui a exploré le potentiel de l’IA dans l’écriture de scénarios en Californie, ou encore l’artiste Justine Emard, dont les travaux seront exposés lors du week-end culturel de l’AI Summit et qui rejoindra le MIT Media Lab de Boston pour poursuivre ses recherches à l’intersection des neurosciences et de l’IA.

En mai 2024, l’événement « Art in the Age of AI » avait déjà posé les bases d’une réflexion transatlantique sur la place de l’IA dans la création artistique. Rassemblant des acteurs majeurs tels qu’OpenAI, Google, l’École polytechnique, le Bureau français du droit d’auteur et le Cleveland Museum of Art, il a mis en lumière les défis et opportunités liés à ces nouvelles technologies.

Une mécène engagée

Fidji Simo est une figure reconnue de l’industrie technologique. Née à Sète, elle est aujourd’hui PDG et présidente d’Instacart, leader nord-américain de la livraison de courses en ligne. Elle siège également aux conseils d’administration d’OpenAI et Shopify et a occupé pendant dix ans des postes stratégiques chez Facebook. Son parcours illustre une compréhension approfondie du rôle de la technologie dans l’évolution des cultures et des sociétés.

Son engagement ne se limite pas à la sphère économique : elle a fondé le Metrodora Institute, une clinique et un centre de recherche dédiés aux maladies chroniques complexes. Son soutien au programme « Arts in the Age of AI » reflète son intérêt pour les croisements entre innovation et création artistique.

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