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Jusqu’ici réservés à la déclaration de l’ensemble des salariés d’une structure, ces services proposés par l’Urssaf s’ouvrent désormais à un usage partiel. Une adaptation attendue par de nombreuses entreprises et associations, confrontées à des organisations du travail de plus en plus hétérogènes.
Pensés comme des outils gratuits et entièrement dématérialisés, le Tese et le Cea permettent de prendre en charge les formalités liées à l’embauche et à la gestion des salariés :
- déclaration préalable à l’embauche,
- établissement des bulletins de paie,
- calcul et déclaration des cotisations sociales.
Ils s’adressent respectivement aux entreprises pour le Tese et aux associations pour le Cea, qu’il s’agisse d’une première embauche ou d’un effectif déjà constitué.
Une réponse aux organisations du travail de plus en plus hybrides
En 2024, 85.200 établissements utilisaient le Tese et près de 40.000 associations avaient recours au Cea.
Au total, ces services ont permis l’émission de près de 2,8 millions de bulletins de paie sur l’année.
Pour beaucoup d’employeurs, ils représentent une « solution clé en main » offrant un cadre sécurisé sur le plan juridique, tout en allégeant la gestion administrative.
Jusqu’à présent, l’adhésion à l’un de ces services impliquait un principe simple mais contraignant : tous les salariés devaient être déclarés via le Tese ou le Cea.
À partir de janvier 2026, cette règle disparaît.
Les structures pourront choisir d’y recourir uniquement pour une partie de leurs effectifs, tout en continuant à gérer les autres salariés par leurs propres moyens ou via un tiers déclarant, comme un expert-comptable ou un gestionnaire de paie.
Cette possibilité répond aux réalités de terrain, notamment dans les secteurs où coexistent plusieurs formes d’emploi.
Extras dans la restauration, contrats saisonniers, CDI de chantier : autant de situations pour lesquelles les employeurs pourront désormais mobiliser le Tese ou le Cea de manière ciblée, sans remettre en cause leur organisation globale de paie.
Ce qui change concrètement pour les employeurs à partir de 2026
Deux options s’offriront aux structures à compter du 1er janvier 2026 :
- déclarer l’ensemble des salariés via le Tese ou le Cea, comme aujourd’hui ;
- utiliser ces services uniquement pour certains contrats ou catégories de salariés.
Du côté des employeurs déjà adhérents, aucune démarche particulière n’est requise sur l’espace en ligne.
En revanche, ceux qui envisagent un usage partiel du dispositif et travaillent avec un tiers déclarant devront impérativement l’en informer afin d’ajuster les pratiques de déclaration sociale.
Une coordination nécessaire pour éviter les doublons ou les incohérences dans les flux déclaratifs.
Pour les nouvelles structures souhaitant recourir au Tese ou au Cea dès janvier 2026, l’anticipation est de mise. L’adhésion devra être pensée en amont, avec un choix clair entre un usage total ou partiel du service, dès les premières déclarations de paie.

