
Pensé comme un appui à la découverte de nouveaux débouchés, ce dispositif vise à encourager la structuration de courants d’affaires à l’international, tout en limitant le risque financier pour les entreprises engagées.
Pour les entreprises du territoire, cette aide constitue un appui concret pour tester de nouveaux marchés, nouer des contacts et amorcer une dynamique commerciale au-delà des frontières.
Pour de nombreuses entreprises, l’ouverture à l’international commence par une première prise de contact, souvent collective, avec un marché étranger. Participation à un salon professionnel, mission de prospection sectorielle, rencontres d’acheteurs à l’étranger : ces démarches représentent un investissement financier et organisationnel conséquent.
Consciente de cette réalité, la Région Grand Est propose un dispositif spécifique d’aide aux salons et à la prospection internationale, destiné à soutenir les entreprises dans leurs premières démarches export.
Pensé comme un appui à la découverte de nouveaux débouchés, ce dispositif vise à encourager la structuration de courants d’affaires à l’international, tout en limitant le risque financier pour les entreprises engagées.
Un dispositif régional ciblé sur la première approche des marchés étrangers
L’aide aux salons et missions de prospection internationale s’inscrit dans la stratégie économique de la Région Grand Est en matière de développement à l’export. Elle s’adresse aux entreprises qui souhaitent tester un marché, évaluer son potentiel et initier des contacts commerciaux dans un cadre collectif.
Le principe : la Région accompagne financièrement la participation à des actions collectives à l’international, dès lors qu’elles constituent une première expérience ou un nombre limité de participations sur un même événement.
Objectif : aider les entreprises à franchir un cap dans leur développement hors de France.
Quelles entreprises peuvent bénéficier de l’aide ?
Le dispositif est réservé aux entreprises implantées dans la région Grand Est et répondant à plusieurs critères cumulatifs.
Sont éligibles les entreprises :
- de moins de 5.000 salariés,
- immatriculées dans le Grand Est,
- n’appartenant pas à un groupe dont l’effectif total consolidé dépasse 5.000 personnes,
- présentant une situation financière saine et étant à jour de leurs obligations fiscales et sociales.
En matière d’activité, la Région Grand Est cible des secteurs précis. Peuvent ainsi déposer une demande les entreprises relevant :
- de la production,
- de la construction,
- des services aux entreprises,
- des services numériques,
- de l’artisanat d’art.
À l’inverse, certaines structures sont expressément exclues du dispositif. C’est le cas des particuliers, des autoentrepreneurs et microentreprises, des professions libérales, ainsi que des entreprises dont l’activité repose exclusivement sur le négoce ou le conseil.
Des projets encadrés pour favoriser les démarches collectives
Attention : l’aide concerne uniquement les actions collectives à l’international. Pour être recevable, une opération doit réunir au minimum trois entreprises régionales participantes.
Cette dimension collective constitue un socle du dispositif, la Région souhaitant encourager les dynamiques de groupe et la mutualisation des efforts.
Sont éligibles les trois premières participations d’une entreprise à une même action collective.
Les formats d’actions retenus couvrent plusieurs types de démarches :
- la participation à des pavillons collectifs ou à des stands sur des salons professionnels à l’étranger,
- la présence sur des salons organisés en France, à condition qu’il s’agisse d’événements de référence mondiale dans le secteur concerné,
- les missions thématiques de prospection à l’étranger, incluant éventuellement un accompagnement en amont, un programme de rendez-vous qualifiés et un suivi des contacts commerciaux,
- l’organisation à l’étranger de rencontres d’affaires ou de rencontres d’acheteurs hors Europe.
En revanche, les salons visant principalement un public de particuliers sont exclus du périmètre du dispositif.
Des dépenses strictement encadrées
Toutes les dépenses liées à une participation internationale ne sont pas prises en compte. La Région Grand Est a défini un cadre précis afin de concentrer l’aide sur les coûts directement liés à l’action collective.
Sont notamment exclues :
- les frais de dossier ou de gestion facturés par une chambre consulaire ou tout autre organisateur,
- les frais d’aménagement et de développement des stands, au-delà du coût de réservation d’un stand équipé,
- les frais de déplacement et d’hébergement des exposants.
Cette approche vise à harmoniser les règles d’intervention et à garantir une utilisation cohérente des fonds publics.
Un montant d’aide revu à la baisse depuis novembre
Lors de sa commission permanente du 14 novembre, la Région Grand Est a fait évoluer les modalités financières du dispositif :
Désormais, l’aide prend la forme d’une subvention plafonnée à 6.000 euros par entreprise, contre 8.000 euros auparavant.
Cette subvention représente au maximum 50 % des dépenses éligibles, sauf exception.
Autre point d’attention pour les entreprises candidates : le montant accordé ne peut en aucun cas dépasser le niveau des fonds propres de l’entreprise bénéficiaire.
Comment déposer une demande d’aide auprès de la Région Grand Est ?
La demande d’aide passe par la constitution d’un dossier de candidature, à transmettre au Président de la Région Grand Est avant la réalisation de l’action concernée.
Le dossier doit notamment préciser :
- la présentation de l’entreprise et sa situation financière,
- la description de l’action collective envisagée,
- les dépenses prévisionnelles liées à la participation,
- le nombre d’entreprises régionales impliquées.
Pour toute information complémentaire, les entreprises peuvent contacter les services régionaux dédiés à l’export à l’adresse suivante : export@grandest.fr.
Un outil au service de la stratégie export régionale
À travers cette aide aux salons et à la prospection internationale, la Région Grand Est confirme sa volonté d’accompagner les entreprises dans leurs premières démarches à l’export.
En ciblant les actions collectives et les premières participations, le dispositif se positionne comme un soutien à l’expérimentation et à la structuration de projets internationaux, tout en s’inscrivant dans une logique de responsabilité budgétaire.

