
Les frais de repas font partie des indemnités les plus couramment versées par les employeurs, notamment dans les secteurs où les déplacements professionnels, les horaires décalés ou le travail sur chantier sont fréquents. Depuis janvier 2026, les plafonds d’exonération de cotisations sociales applicables à ces indemnités sont revalorisés.
À quoi correspondent les frais de repas ?
Les frais de repas sont des indemnités versées par l’employeur afin de compenser des dépenses supplémentaires engagées par un salarié lorsqu’il ne peut pas prendre son repas dans des conditions habituelles, du fait de son activité professionnelle.
Ils ne constituent pas un avantage en nature dès lors qu’ils répondent à une situation professionnelle précise et qu’ils respectent les plafonds fixés par l’administration.
Dans ce cas, ils peuvent être exonérés de cotisations sociales.
Les plafonds d’exonération applicables au 1er janvier 2026
Les montants maximums pouvant être exonérés de cotisations sociales sont relevés depuis janvier dernier.
- Lorsque le salarié est contraint de prendre son repas au restaurant, notamment dans le cadre d’un déplacement professionnel l’empêchant de regagner son domicile ou son lieu habituel de travail, l’indemnité de repas exonérée peut atteindre 21,40 euros par repas, contre 21,10 euros auparavant.
Cette indemnité vise à compenser le surcoût lié à la restauration hors domicile dans un cadre imposé par l’activité.
- Lorsque le salarié prend son repas sur son lieu de travail en raison de conditions particulières d’organisation ou d’horaires, comme le travail en équipe, de nuit ou en continu, l’indemnité de restauration sur le lieu de travail est exonérée dans la limite de 7,50 euros par repas, contre 7,40 euros jusqu’en 2025.
Elle concerne par exemple les salariés qui ne disposent pas de solution de restauration classique à proximité ou qui doivent rester sur site.
- Enfin, lorsque le salarié est en déplacement ou sur un chantier, qu’il ne peut ni rentrer à son domicile ni sur son lieu habituel de travail, mais qu’il n’est pas contraint de se restaurer au restaurant, l’indemnité de collation hors des locaux de l’entreprise est exonérée jusqu’à 10,40 euros par repas, contre 10,30 euros auparavant.
Qui est concerné par ces indemnités ?
Ces dispositifs concernent l’ensemble des salariés, quels que soient leur contrat ou leur niveau de rémunération, dès lors que les conditions sont réunies.
Ils sont particulièrement utilisés dans les secteurs du BTP, de la maintenance, du transport, de la logistique, de l’événementiel ou encore dans certaines activités commerciales itinérantes.
Les employeurs peuvent verser ces indemnités sous forme forfaitaire, sans justificatif, à condition de respecter les situations prévues et les plafonds d’exonération.
En cas de dépassement des montants autorisés, la fraction excédentaire est soumise à cotisations sociales.
Quelles conséquences pour les employeurs et les salariés ?
Pour les employeurs, la revalorisation des plafonds permet d’ajuster les indemnisations à l’évolution du coût de la restauration, sans alourdir les charges sociales.
Elle suppose toutefois de vérifier les paramétrages de paie dès le début de l’année 2026 et de s’assurer que les situations ouvrant droit à ces indemnités sont bien documentées.
Pour les salariés, ces ajustements contribuent à une meilleure prise en charge des frais réellement engagés, sans impact fiscal ou social lorsqu’ils restent dans les limites prévues.
En pratique, la bonne qualification des frais de repas et le respect des plafonds restent des points de vigilance, notamment en cas de contrôle. La revalorisation de 2026 s’inscrit dans une logique de mise à jour régulière des seuils, mais ne modifie pas les principes de fond applicables aux frais professionnels.

