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Une étude de l’Apec, publiée le 3 septembre dernier, a révélé les perceptions des étudiants du supérieur concernant leur future vie professionnelle. Les conclusions mettent en lumière une transition marquée par des espoirs… et des inquiétudes. Alors que certains jeunes semblent enthousiastes à l’idée de commencer leur carrière, d’autres appréhendent une entrée dans le monde du travail qu’ils jugent difficile et stressante.
Des inquiétudes fondées sur des peurs réelles
Près de la moitié des étudiants (48%) craignent de ne pas trouver un emploi à la hauteur de leurs attentes. Une majorité d’entre eux anticipe un monde du travail compétitif, voire injuste, avec 67% décrivant des situations professionnelles comme étant empreintes d’inégalités.
Les principales sources d’inquiétude incluent une rémunération jugée insuffisante (37%), une pression excessive (37%), une charge de travail déséquilibrée par rapport à la vie personnelle (29%), et un manque de sens dans leur futur emploi (27%).
De plus, une proportion significative (27%) craint que le métier choisi ne corresponde pas à leurs attentes.
Le sentiment de méconnaissance des jeunes vis-à-vis du monde professionnel se traduit également par des craintes quant à la reconnaissance de leur travail. Une majorité pense que les entreprises ont une mauvaise image des jeunes diplômés et ne leur offrent pas assez d’opportunités.
Des motivations claires malgré les inquiétudes
Malgré ces inquiétudes, les étudiant.es affichent une motivation notable à entrer dans le monde du travail. Pour 52%, l’indépendance financière est la principale motivation, suivie par le désir de contribuer à la société (43%) et d’acquérir de nouvelles compétences (40%). Ils voient également cette étape comme un retour sur investissement de leurs études (29%) et une opportunité de mettre en pratique leurs connaissances (28%).
De plus, le monde du travail est perçu comme stimulant (70%), innovant (64%) et coopératif (63%), avec une vision plus positive parmi ceux ayant déjà une expérience professionnelle, comme les alternants. Plus de 70% des étudiants envisagent d’accorder une place importante à leur travail dès leurs débuts.
Un écart entre perception et réalité
Cette ambivalence pourrait être due à une connaissance limitée des réalités professionnelles. Environ 51% des étudiants se sentent peu informés sur le droit du travail et 39% sur les contrats de travail. La gestion des carrières reste également floue pour 53% d’entre eux, compliquant la projection à long terme.
Pour une transition plus sereine vers le monde professionnel, les étudiants désirent approfondir leur compréhension des réalités des métiers, des prétentions salariales (59%), des débouchés professionnels (43%) et des évolutions de carrière (45%). La réalité quotidienne des métiers est une préoccupation pour 55% d’entre eux, afin d’éviter les désillusions.
Gilles Gateau, Directeur Général de l’Apec, a précisé en conclusion de l’étude que la nécessité pour les entreprises et les établissements d’enseignement supérieur de collaborer pour réduire cet écart entre perceptions et réalités.

