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Ruptures de contrats d’apprentissage : quelles sont les causes ?

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Le contrat d’apprentissage, basé sur une alternance entre formation théorique et pratique, connaît un taux de rupture élevé. Selon une étude de la Dares publiée le 31 octobre dernier, environ 36 % des contrats signés en 2018 ont été rompus au cours de la première année et demie. Ce phénomène s’explique par différents facteurs, notamment le niveau de formation, la taille de l’entreprise, les relations familiales et les conditions de travail.

Impact du niveau de formation et de l’entreprise

Les apprentis engagés dans une formation de niveau CAP sont les plus touchés, avec un taux de rupture de 42 %, tandis que ceux de niveau Bac+2 enregistrent un taux de 27 %.

La taille de l’entreprise joue aussi un rôle déterminant : les ruptures sont plus fréquentes dans les structures de moins de 5 salariés (43 %), contre seulement 19 % dans celles de 250 salariés ou plus. Cette situation est souvent due aux conditions de travail et à la difficulté des petites entreprises à encadrer adéquatement leurs apprentis.

Influence de l’accompagnement familial

Les jeunes bénéficiant d’un fort soutien parental, notamment dans la recherche de l’employeur, présentent des taux de rupture inférieurs. En effet, 31 % des apprentis issus de familles où les parents sont cadres ou indépendants rompent leur contrat, contre 35 % chez les jeunes de familles ouvrières ou employées. Cet appui familial réduit le risque de rupture en facilitant l’intégration dans le milieu professionnel.

Conditions de travail et relations professionnelles

Les conditions de travail et les relations avec les collègues sont des facteurs clés. Environ 65 % des apprentis ayant rompu leur contrat évoquent des mésententes avec leurs encadrants ou des tâches jugées inadaptées. Les missions peu stimulantes et les conditions de travail jugées dégradées, notamment dans des secteurs comme l’hébergement-restauration et la coiffure, augmentent le risque de rupture. Ces secteurs affichent d’ailleurs des taux de rupture particulièrement élevés (55 % et 44 % respectivement).

Quelles perspectives pour les apprentis ayant rompu leur contrat ?

Au 1er mars 2020, 25 % des apprentis ayant rompu leur contrat n’ont pas retrouvé d’employeur. Parmi eux, certains poursuivent leurs études ou cherchent un emploi dans le secteur visé. Le soutien des centres de formation peut être décisif pour ces jeunes, car la loi Avenir professionnel impose aux CFA d’aider les apprentis à retrouver un employeur en cas de rupture.

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