Une décision à laquelle il est possible de parvenir en analysant les chiffres récents de l’inflation publiés ce vendredi 13 décembre. Cette stabilité intervient après une hausse anticipée de 2 % survenue le 1ᵉʳ novembre dernier, portant le montant net du Smic à 1.426,30 euros par mois pour 35 heures hebdomadaires travaillées.
Une hausse précédente suffisante
En octobre, un décret du gouvernement actait une revalorisation du Smic au 1ᵉʳ novembre 2024. Cet ajustement, estimé à 2 %, avait pour but d’anticiper les effets de l’inflation et d’offrir un coup de pouce aux salariés modestes. Cette augmentation de 2 % excède légèrement celle qui aurait été appliquée au 1er janvier 2025, calculée à environ 1,95 %.
Ainsi, aucune hausse supplémentaire n’est prévue pour le début de l’année prochaine.
Ainsi, depuis le 1er novembre, le montant brut du Smic s’élève à 1.801,80 euros par mois, contre 1.767,83 euros auparavant, soit une augmentation significative pour les salariés concernés. Toutefois, avec le ralentissement des prix observé ces derniers mois, les augmentations dites « mécaniques » semblent avoir joué leur rôle, évitant ainsi une pression supplémentaire sur les finances des entreprises.
Les mécanismes de revalorisation
Le Smic bénéficie d’un dispositif d’indexation unique en France, lié directement à l’inflation. Deux types de revalorisations peuvent avoir lieu :
- En début d’année, selon un calcul basé sur :
- Le taux d’inflation constaté pour les 20 % des ménages aux revenus les plus faibles ;
- La moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire moyen des ouvriers et employés.
- En cours d’année, si l’indice national des prix à la consommation progresse d’au moins 2 % par rapport à son niveau lors de la dernière revalorisation. Cette disposition, prévue par l’article L141-3 du Code du travail, garantit un ajustement quasi automatique en cas de forte inflation.
Un coup de pouce possible ?
Malgré cette absence de hausse au 1ᵉʳ janvier, une marge de manœuvre subsiste pour le gouvernement. En effet, rien n’empêche le nouveau Premier ministre François Bayrou, d’opter pour une augmentation d’ordre discrétionnaire.
Cette possibilité avait été exploitée en novembre par Michel Barnier, alors chef du gouvernement, qui avait décidé d’agir avant même l’échéance habituelle du 1er janvier.
Cette décision anticipée, justifiée par un contexte de tensions sur le pouvoir d’achat, pourrait influencer les décisions futures. Toutefois, pour l’instant, aucune annonce officielle ne laisse entrevoir une telle mesure.

