Salarié puis micro-entrepreneur : quelles démarches auprès de la Sécurité sociale en 2026 ?

Passer du salariat à la micro-entreprise ne nécessite plus de changer de caisse d’assurance maladie. Voici les démarches et les taux de cotisations applicables en 2026.

3–4 minutes

Mise à jour du 4 octobre 2026. Passer du salariat à la micro-entreprise ne signifie pas changer de caisse d’assurance maladie. Depuis la disparition du régime autonome de la Sécurité sociale des indépendants, la protection maladie des travailleurs indépendants est gérée dans le cadre du régime général.

La principale nouveauté se situe donc moins du côté de la CPAM que du côté des cotisations sociales, désormais calculées sur le chiffre d’affaires déclaré selon le régime micro-social.

Faut-il signaler à la CPAM que l’on devient micro-entrepreneur ?

Si vous étiez déjà assuré au régime général en tant que salarié, vous restez rattaché à votre CPAM. La création de la micro-entreprise est déclarée sur le guichet unique des formalités des entreprises. Les informations sont ensuite transmises aux organismes concernés, notamment à l’Urssaf.

Il n’y a donc plus de « transfert vers la Sécurité sociale des indépendants » à demander. En cas de changement de situation affiché dans votre compte Ameli, ou si votre caisse vous le demande, une mise à jour de la carte Vitale peut être effectuée.

Les cotisations d’un micro-entrepreneur en 2026

Le micro-entrepreneur relève du régime micro-social. Ses cotisations sont calculées directement sur le chiffre d’affaires encaissé et déclaré. Les taux applicables en 2026 dépendent de l’activité :

  • 12,3 % pour la vente de marchandises et certaines activités d’hébergement ;
  • 21,2 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales relevant des BIC ;
  • 25,6 % pour les professions libérales non réglementées relevant du régime général ;
  • 23,2 % pour les professions libérales relevant de la Cipav.

À retenir : les taux de 8,5 % ou 6,5 % parfois cités pour la cotisation maladie des travailleurs indépendants ne sont pas les taux du régime micro-social. Ils concernent d’autres modalités de calcul applicables aux indépendants hors micro. Pour une micro-entreprise, c’est le pourcentage du chiffre d’affaires correspondant à l’activité qui s’applique.

La déclaration du chiffre d’affaires reste obligatoire même lorsqu’il est nul. En l’absence de chiffre d’affaires, aucune cotisation sociale proportionnelle n’est due. L’Urssaf détaille les taux 2026 sur sa page consacrée aux cotisations des auto-entrepreneurs.

La réforme de l’assiette sociale de 2026 concerne-t-elle la micro-entreprise ?

La réforme de l’assiette sociale des travailleurs indépendants s’applique en 2026, mais elle ne transforme pas le principe de calcul du micro-social : les micro-entrepreneurs continuent de payer un pourcentage de leur chiffre d’affaires. L’Urssaf a toutefois modifié la répartition interne du taux global afin d’accorder davantage de poids aux cotisations ouvrant des droits individuels, notamment en matière de retraite.

Que devient la mutuelle de l’ancien employeur ?

La fin du contrat de travail met normalement fin à l’affiliation à la complémentaire santé collective, mais une portabilité peut permettre de conserver temporairement cette couverture lorsque les conditions sont réunies, notamment en cas de prise en charge par l’assurance chômage. À défaut, le micro-entrepreneur peut souscrire une complémentaire individuelle.

Et pour la retraite, les arrêts maladie et le chômage ?

Les cotisations versées dans le cadre du micro-social financent notamment l’assurance maladie, la retraite de base et, selon l’activité, la retraite complémentaire. Les droits dépendent toutefois du chiffre d’affaires déclaré et de conditions propres à chaque prestation.

Le passage à la micro-entreprise ne crée pas de droit automatique à l’assurance chômage. Un ancien salarié qui dispose encore de droits à l’ARE peut, selon sa situation, choisir entre un maintien partiel de l’allocation et l’ARCE. L’allocation des travailleurs indépendants reste réservée à des situations particulières de cessation d’activité.

Les démarches à effectuer en pratique

  1. Déclarer la création de l’activité sur le guichet unique.
  2. Créer ou vérifier son espace sur le site de l’Urssaf dédié aux auto-entrepreneurs.
  3. Continuer à utiliser son compte Ameli et vérifier que les coordonnées personnelles et bancaires sont à jour.
  4. Déclarer le chiffre d’affaires tous les mois ou tous les trimestres selon l’option choisie.
  5. Vérifier la situation de la complémentaire santé après la fin du contrat salarié.

Pour une vue d’ensemble des plafonds, cotisations, fiscalité et formalités, consultez également notre guide de la micro-entreprise.

Sources officielles

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