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Les tarifs bancaires sont en hausse pour 2025

En janvier 2025, l’association Consommation, Logement et Cadre de Vie (CLCV) a publié une étude approfondie sur les tarifs bancaires en France. Ce document, basé sur l’analyse de 110 établissements en métropole et en outre-mer, révèle une augmentation généralisée des coûts pour les consommateurs. Cette évolution touche plusieurs postes clés, comme les frais de tenue de compte, les cartes bancaires ou encore les retraits aux distributeurs automatiques de billets (DAB) hors réseau.

Une hausse inédite des coûts bancaires

Le coût moyen des services bancaires a augmenté sur l’ensemble des profils de consommateurs définis par l’étude. Ces profils, qui vont du « petit consommateur » au « gros consommateur », permettent d’évaluer l’impact des hausses sur des comportements variés :

  • « Petit consommateur » : Une hausse de 5,46 %, portant le coût annuel moyen à environ 69,78 €.
  • « Consommateur moyen » : Une augmentation de 5,29 %, pour un coût moyen de 134,94 €.
  • « Gros consommateur » : Une hausse plus modérée de 3,88 %, avec un coût moyen de 214,87 €.

Les frais de tenue de compte ont enregistré une progression de 8 % en moyenne. Ce point, qui concerne la quasi-totalité des clients bancaires, s’élève maintenant à 23,16 € par an.

En métropole, seuls quelques établissements comme le Crédit Coopératif ou certaines caisses locales du Crédit Agricole continuent à offrir une gratuité partielle ou totale.

Des cartes bancaires toujours plus chères

Le coût des cartes bancaires, principal moyen de paiement pour les consommateurs, est lui aussi en augmentation. Selon le type de carte, la progression varie entre 3 % et 3,4 %. Par exemple :

  • Une carte Visa à débit immédiat coûte en moyenne 47,24 € (+3,4 %).
  • Une carte à débit différé affiche un coût moyen de 47,08 € (+3,3 %).
  • Les cartes haut de gamme comme la Visa Premier ou la Gold atteignent un coût moyen de 137,16 € (+3,2 %).

Les hausses concernent également les frais liés à la seconde carte sur un compte commun, souvent moins avantageuse qu’auparavant.

Les retraits hors réseau de plus en plus facturés

Le rapport met en lumière une réduction du nombre de retraits gratuits aux distributeurs concurrents. Par exemple, plusieurs banques ont abaissé la franchise gratuite de 4 à 2 retraits par mois pour les cartes classiques. Au-delà de ce seuil, le coût moyen d’un retrait déplacé a augmenté de 2,9 %, atteignant parfois 1,25 € par retrait.

Dans ce contexte, la mise en place du réseau commun « Cash Services », regroupant BNP Paribas, Crédit Mutuel, CIC et Société Générale, pourrait améliorer l’accès à des DAB sans frais supplémentaires.

L’impact des packages bancaires

Les offres groupées de services, ou packages, continuent d’être proposées par la majorité des banques. Toutefois, leur attractivité dépend largement du profil du consommateur :

  • Pour les « petits consommateurs », les packages sont rarement avantageux et peuvent coûter jusqu’à trois fois plus cher que des services pris à la carte.
  • Pour les « gros consommateurs », le package est intéressant dans 52,2 % des cas.

Les consommateurs sont encouragés par la CLCV à comparer les deux options afin de choisir la plus économique en fonction de leurs besoins.

Banques en ligne : une alternative attractive

Les banques en ligne, comme Boursorama, Hello Bank ou Fortuneo, se distinguent par leurs tarifs compétitifs. Certaines proposent des cartes gratuites, à condition de respecter des critères d’utilisation comme un montant minimal de paiements.

Toutefois, ces établissements présentent parfois des limitations, telles que l’absence de chéquier ou des frais pour certains services.

Les frais pour incidents : des pratiques contestées

Parmi les aspects les plus critiqués de l’étude figurent les frais pour incidents, comme les commissions d’intervention ou les rejets de prélèvements. Bien que plafonnés par la loi à 8 € par opération et 80 € par mois, ces frais restent une charge importante pour les consommateurs. Certains établissements, comme le Crédit Coopératif, pratiquent des tarifs inférieurs à ces plafonds.

Une pratique particulièrement controversée est le minimum forfaitaire d’intérêts débiteurs, qui conduit parfois les consommateurs à payer des agios disproportionnés.

L’association appelle à une modification de la réglementation pour protéger les clients les plus fragiles.

Des disparités entre métropole et outre-mer

En outre-mer, les hausses tarifaires sont similaires à celles observées en métropole, avec des augmentations de coûts moyens allant de 2,63 % à 6,45 % selon les profils et les départements. Les différences entre établissements restent marquées, notamment pour les « petits consommateurs », dont les coûts varient du simple au double selon la banque choisie.

L’importance de la transparence tarifaire

Enfin, l’étude met en évidence l’opacité des frais appliqués par certaines banques, notamment en cas de succession ou de saisie administrative. Une harmonisation des pratiques et une meilleure information des clients sont jugées nécessaires pour réduire ces disparités.


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