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Avant de comparer les frais bancaires, une entreprise doit identifier le compte dont elle a besoin. Une société en formation, un entrepreneur individuel et un micro-entrepreneur ne présentent pas le même dossier. L’obligation de séparer certains flux professionnels ne signifie pas toujours qu’il faut souscrire une offre commerciale portant le nom « compte pro ».
Mis à jour le 4 octobre 2026.
Identifier l’obligation selon son statut
Pour une société, les démarches de dépôt des apports en numéraire et le fonctionnement du compte sont réalisés au nom de la personne morale. En entreprise individuelle, il n’y a ni statuts de société ni capital social à déposer.
Pour un micro-entrepreneur, un compte dédié à l’activité est obligatoire lorsque le chiffre d’affaires annuel dépasse 10 000 € pendant deux années civiles consécutives. En cas d’activité commerciale, l’obligation d’un compte dédié s’applique indépendamment de ce seuil, selon Service Public.
Un compte dédié sert exclusivement à l’activité. Il peut s’agir d’un compte courant si la banque autorise cet usage dans sa convention. Vérifiez également les règles de dénomination du compte d’une entreprise individuelle, avec la mention « entrepreneur individuel » ou « EI ». Notre article sur les dépenses professionnelles réglées avec un compte personnel détaille ces situations.
Comparer les services dont l’activité a besoin
Le tarif mensuel ne suffit pas. Un commerce qui encaisse du liquide, un indépendant payé par virement et une entreprise qui travaille à l’étranger n’ont pas les mêmes besoins. Listez vos opérations habituelles avant de demander un devis.
- Frais de tenue de compte, carte et virements, y compris les opérations hors zone euro.
- Possibilité de déposer des espèces et des chèques, délais d’encaissement et plafonds.
- Terminal de paiement, prélèvements clients et paiements fournisseurs.
- Export des opérations, accès pour le comptable et justificatifs téléchargeables.
- Découvert, financement et modalités d’accès à un conseiller, si nécessaires.
Vérifiez le statut du prestataire : une application de paiement ne propose pas nécessairement les mêmes services qu’une banque. Les financements, chéquiers ou dépôts d’espèces peuvent être absents d’une offre. Comparez les conditions contractuelles, sans présumer qu’un service est inclus.
Préparer les pièces adaptées
| Situation | Pièces généralement demandées |
|---|---|
| Entreprise individuelle ou micro-entreprise | Identité de l’entrepreneur, justificatifs d’adresse et d’activité, preuve d’immatriculation selon le cas. |
| Société déjà créée | Identité et pouvoirs du représentant, statuts, justificatifs du siège, immatriculation et informations sur les bénéficiaires effectifs. |
| Société en formation | Projet de statuts, identité des personnes concernées et pièces nécessaires au dépôt des apports. |
La liste exacte dépend de la banque, du statut et de l’activité. Une entreprise individuelle n’a pas à fournir des statuts qu’elle ne possède pas. Demandez la liste correspondant à votre situation avant de transmettre des pièces, puis utilisez un canal sécurisé.
Déposer le capital lorsqu’il y en a un
Pour les sociétés concernées, les apports en numéraire sont déposés auprès d’un dépositaire habilité. Le certificat de dépôt fait partie du dossier d’immatriculation. Les fonds sont ensuite débloqués sur présentation du justificatif demandé. Le montant à verser immédiatement dépend de la forme de société et des règles de libération du capital.
Cette étape ne s’applique pas à la micro-entreprise. Les formalités de création sont à examiner avec le choix du statut juridique.
En cas de refus d’ouverture
Demandez l’attestation de refus. Si les conditions du droit au compte sont remplies, vous pouvez saisir la Banque de France afin qu’elle désigne un établissement. Le dispositif donne accès à des services bancaires de base ; il ne garantit pas l’obtention d’un crédit ou d’un découvert.
Organiser les flux dès l’ouverture
Communiquez le RIB aux clients et aux organismes concernés, actualisez les prélèvements et définissez une méthode de classement des justificatifs. Une vérification mensuelle des mouvements aide à détecter un paiement manquant ou un abonnement inutile. Cette organisation facilite ensuite le suivi de la trésorerie.
Sources et démarches
Complément du 7 octobre 2026. Le choix d’un compte doit aussi tenir compte du suivi des retards de paiement des clients. Pour classer les encaissements et leurs justificatifs, consultez notre guide des obligations comptables en micro-entreprise.
