Acheter des produits alimentaires en supermarché avec des tickets-restaurant, une pratique introduite de manière dérogatoire pendant la pandémie, sera désormais possible jusqu’à la fin de l’année 2026. Cette prolongation, très attendue par les salariés pour leur pouvoir d’achat, a été validée par le Parlement, mettant un terme à plusieurs mois d’incertitude.
Une réponse rapide face à l’incertitude
Le Sénat a adopté le 14 janvier, à une large majorité, une proposition de loi visant à rétablir cette mesure, après qu’elle ait pris fin au 1er janvier 2025 en raison de l’absence de cadre législatif (due à la fameuse motion de censure). Depuis cette date, seules les denrées prêtes à consommer, comme les sandwichs ou les salades, étaient éligibles à l’achat avec des tickets-restaurant, excluant ainsi les produits nécessitant une préparation. Il est donc désormais possible de refaire « ses courses » avec les fameux titres.
La ministre déléguée aux Petites et Moyennes Entreprises, Véronique Louwagie, a salué cette décision en la qualifiant de « mesure bienvenue de simplification, extrêmement plébiscitée et tout à fait logique ».
Cette mesure, initialement introduite pour soutenir le pouvoir d’achat durant la crise sanitaire, a bénéficié d’un large soutien au sein des deux chambres parlementaires. Pour éviter tout retard supplémentaire, les sénateurs ont adopté le texte dans les mêmes termes que les députés à l’Assemblée Nationale, accélérant ainsi le processus de promulgation.
Véronique Louwagie a également souligné l’importance de mettre rapidement fin à « la situation d’incertitude et de gêne » pour les consommateurs, qui pourront à nouveau utiliser leurs tickets-restaurant pour des produits alimentaires non-consommables immédiatement, comme des pâtes, du beurre ou la farine.

