Là où 91 % des salariés considèrent l’égalité femmes-hommes comme une priorité*, la santé des collaboratrices demeure dans un angle mort. Pourtant, une femme sur trois souffre de pathologies chroniques telles que l’endométriose, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ou encore les symptômes liés à la ménopause. Et malgré ces chiffres alarmants, 92 % des salariées hésitent à aborder ces sujets avec leur employeur… Des pistes d’amélioration existent déjà, parmi lesquelles, Gynger, une application qui propose un suivi médical pour toutes les femmes. Nous avons rencontré la CEO, Emmanuelle Gautier.
Une réponse à un enjeu de santé publique
La santé des femmes constitue un enjeu de santé publique souvent négligé. Selon une étude de l’IFOP en date de 2022, 65 % des salariées ont déjà rencontré des difficultés liées à leurs cycles menstruels au travail, et 35 % considèrent que ces douleurs impactent directement leur productivité.
Malheureusement, ces problèmes restent largement sous-traités dans les entreprises, créant des freins à l’épanouissement professionnel des femmes.
Sur cette problématique, les directions des ressources humaines (DRH) ont un rôle clé à jouer. La gestion des pathologies spécifiques aux femmes, telles que l’endométriose, la ménopause, péri-ménopause, ou les douleurs menstruelles, restent sous-estimées dans le droit du travail et les politiques RH, voire tabou dans les échanges entre collaborateurs.
« Il s’agit essentiellement de briser ces tabous autour de la santé des femmes en entreprise, de permettre aux collaboratrices de mieux gérer les spécificités de leur santé, pas toujours comprises par l’entreprise, tout en contribuant à un environnement de travail plus inclusif et respectueux », souligne Emmanuelle Gautier.
Pour répondre aux besoins de santé des collaboratrices, la solution Gynger s’appuie sur un suivi médical assuré par des professionnels de santé tels que des sages-femmes, des gynécologues et des thérapeutes. C’est tout un écosystème qui a été conçu pour accompagner les femmes tout au long de leur parcours de soins, et qui permet une prise en charge globale : de l’identification des symptômes à leur traitement, avec bien sûr une meilleure considération et prise en charge en entreprise.
Créer un safe place et apporter de la valeur dans une relation employée-employeur
Le principe est simple : les salariées alimentent une base de données propre à l’entreprise, de façon anonyme. Celle-ci génère des statistiques et des tendances qui viennent enrichir la stratégie RH pour ensuite permettre une mise en place de solutions (table ronde, formation, conseils, échanges, etc).
Objectif : aider à gérer les pathologies chroniques, mais aussi à améliorer le bien-être général des salariées, en répondant aux besoins liés à leur santé physique et psychologique dans le cadre professionnel.
Et la recette paie : depuis le lancement en mars 2023, une augmentation de 20% a été observée sur l’amélioration du bien-être des femmes en entreprise sur ces questions.
In fine, les salariées peuvent ainsi mieux gérer leurs pathologies chroniques, réduire leur absentéisme et maintenir une qualité de vie au travail satisfaisante. « Cette initiative illustre une réelle volonté de transformer les pratiques en milieu professionnel tout en soutenant la santé féminine ».
Les bénéfices pour les entreprises
En s’engageant dans des politiques de soutien à la santé des femmes, les entreprises bénéficient de résultats mesurables :
- Une réduction de l’absentéisme,
- Une augmentation de la productivité,
- Un meilleur engagement des salariées,
- Valorisation de la marque employeur.
Ce sont des gains concrets (et recherchés) pour les organisations, quels que soient les secteurs d’activités. Et les femmes ne sont pas les seules concernées : les hommes peuvent également participer à la mise en œuvre des solutions, que ce soit en entreprise ou dans la sphère privée. Il s’agit de mieux communiquer sur ces pathologies, d’inculquer les codes sociaux pour bien réagir face à une collaboratrice en souffrance, et de sensibiliser.
« Intégrer la santé des femmes dans les pratiques managériales est une démarche gagnante-gagnante », affirme Emmanuelle Gautier. « L’engagement des salariées en est renforcé, tout comme la cohésion des équipes ».
* 13e édition du Baromètre de perception de l’égalité des chances et 6e édition du Baromètre RSE en entreprise (Mouvement des entreprises de France (Medef) et Vérian).

