Véritables piliers de l’économie, les entreprises sont au cœur d’une transformation numérique et financière sans précédent. Selon le dernier rapport de Qonto, 74 % des TPE-PME européennes ont atteint ou dépassé leurs objectifs en 2024, malgré des défis persistants tels que l’inflation et le manque de demande. Ce chiffre, bien que satisfaisant, marque une baisse par rapport à 2023, où 81 % des entreprises avaient rapporté une performance positive. La France, en particulier, accuse un retard significatif, avec 35 % des entreprises n’ayant pas atteint leurs objectifs.
Adoption de l’IA : le message est passé
L’intelligence artificielle (IA) est devenue un atout majeur pour les TPE-PME européennes. Selon le rapport, 67 % des entreprises interrogées utilisent déjà des outils d’IA. Les grandes entreprises et les jeunes sociétés sont en tête de cette adoption, avec respectivement 76 % et 75 % d’utilisation.
→ L’Allemagne se distingue avec un taux d’adoption de 78 %, tandis que le Royaume-Uni est en retrait avec 58 %.
L’IA est principalement utilisée pour augmenter l’efficacité et la productivité (29 % des répondants), améliorer l’expérience client (26 %), et réduire les coûts (23 %). Cependant, la confidentialité des données reste une préoccupation majeure, citée par 31 % des entreprises comme principal défi. Comme le souligne un répondant, « l’IA est un atout pour la productivité, mais elle pose des défis en matière de confidentialité des données ».
Solutions financières en ligne : une adoption croissante
Les solutions de financement en ligne gagnent du terrain parmi les TPE-PME européennes. 31 % des entreprises utilisent désormais des solutions financières en ligne, contre 29 % qui restent fidèles aux banques traditionnelles. Une proportion similaire (31 %) utilise une combinaison des deux. Les entreprises en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne sont les plus grandes utilisatrices de solutions bancaires digitales.
→ En France, 37 % des entreprises utilisent exclusivement des banques traditionnelles, contre 26 % pour les alternatives en ligne.
Les jeunes entreprises sont particulièrement attirées par les solutions en ligne. 38 % des structures de moins de 5 ans privilégient les solutions en ligne exclusives, contre 24 % pour celles créées il y a plus de 35 ans. Un dirigeant d’une start-up française témoigne : « Les solutions en ligne nous offrent une flexibilité et une réactivité que les banques traditionnelles ne peuvent pas toujours garantir ».
Défis économiques et opportunités
L’inflation et le manque de demande restent les principaux défis pour les TPE-PME européennes, cités chacun par 30 % des répondants. Ces défis sont suivis par l’augmentation de la concurrence et les difficultés de trésorerie (20 % chacun). Comme le note un entrepreneur espagnol, « l’inflation et la faible demande continuent de freiner notre croissance, mais nous devons nous adapter pour survivre ».
Pour 2025, l’acquisition de clients est identifiée comme un besoin prioritaire par 31 % des entreprises. Pour y parvenir, les entreprises privilégient l’investissement dans leurs équipes Tech, Marketing et Produit. Un dirigeant allemand explique : « Nous devons investir dans nos équipes pour rester compétitifs et innovants ».
Engagement en matière de développement durable
49 % des entreprises ont déjà pris des mesures pour réduire leur empreinte carbone, bien que la mise en œuvre varie considérablement selon le marché et la taille de l’entreprise. En Italie, 87 % des entreprises prévoient d’adopter ou de poursuivre des mesures de réduction carbone, tandis qu’en Allemagne, 29 % n’envisagent aucune action. Un responsable italien souligne : « La réduction de notre empreinte carbone est une priorité absolue pour notre entreprise ».
Initiatives Diversité, Équité et Inclusion (DEI)
75 % des entreprises s’attaquent à au moins une forme de biais discriminatoire. La parité hommes-femmes est l’objectif le plus courant (34 %), suivie par la diversité d’âge (32 %) et la diversité culturelle (30 %). En France, 83 % des entreprises ont mis en place des mesures DEI, avec un accent plus marqué sur la parité hommes-femmes (42 %) et la diversité générationnelle (32 %).
Politiques de télétravail : un bilan positif
37 % des entreprises rapportent des effets positifs des politiques de télétravail, contre 9 % qui disent qu’elles ont un impact négatif. Un quart des répondants déclarent que les politiques de télétravail ne sont pas applicables, tandis que 19 % indiquent qu’il n’y a eu aucun impact. Un dirigeant français note : « Le télétravail a été bénéfique pour notre entreprise, mais il n’est pas adapté à tous les secteurs ».

