
Du 31 mars au 6 avril 2025, les Journées Européennes des Métiers d’Art (JEMA) ont investi toute la France et une partie de l’Europe pour leur 19ᵉ édition. Placée sous le thème « Traits d’union », cette édition visait à relier artisans, territoires et publics, tout en s’adaptant à un contexte budgétaire contraint.
Selon le bilan des JEMA, plus de 5.100 événements ont été organisés en France, couvrant plus de 200 métiers d’art et impliquant plus de 1 150 lieux. À l’échelle européenne, 25 pays ont participé, avec près de 3.800 manifestations. Parmi elles, 228 Rendez-vous d’Exception ont permis au public de découvrir des savoir-faire dans des lieux patrimoniaux ou atypiques.
Le public a répondu présent : le taux de satisfaction générale est estimé à 98 %, confirmant l’intérêt constant pour ces journées et pour la diversité des métiers présentés.
Une organisation confrontée à des contraintes
Pour la première fois, l’organisation des JEMA s’est déroulée sans financement dédié de l’État ou de l’Institut pour les Savoir-Faire Français. Les partenaires et les artisans ont dû compenser cette baisse de moyens, et une participation financière a été demandée aux professionnels pour s’inscrire aux ateliers et manifestations. Mais cela n’a pas été un obstacle au bon déroulé des événements, puisque la gratuité pour les visiteurs a été maintenue, ce qui a permis de préserver l’accessibilité de l’événement.
Certaines régions, comme la Normandie, mise à l’honneur cette année, ont démontré leur dynamisme en organisant près de 150 événements, soulignant l’importance des initiatives locales pour soutenir et valoriser les métiers d’art.
L’édition 2025 a confirmé plusieurs points forts des JEMA :
- La diversité des métiers et des formats, permettant une découverte large et variée pour le public.
- Une mobilisation territoriale importante, favorisant la visibilité des artisans et de leur savoir-faire.
- Une satisfaction élevée des visiteurs, preuve que l’événement répond aux attentes du public.
Cependant, certaines limites apparaissent :
- La question du financement reste un enjeu majeur pour la pérennité des JEMA et l’accessibilité pour les artisans les plus isolés.
- La participation financière demandée aux professionnels pourrait limiter l’implication de certains acteurs à l’avenir.
- Les retombées économiques concrètes pour les artisans, en termes de commandes ou de contacts générés, mériteraient d’être mieux évaluées.
Un bilan globalement positif
Malgré ces contraintes, JEMA 2025 apparaît comme un succès. L’événement a su maintenir ses objectifs : faire découvrir les métiers d’art, créer des rencontres et valoriser les territoires. Le thème Traits d’union a trouvé une traduction concrète dans les interactions entre artisans et publics, et dans la mise en valeur des savoir-faire locaux.
Rappel : pour 2026, les dates sont disponibles ici.

