
Cet annuaire national, élaboré par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) et l’Agence pour l’informatique financière de l’État (AIFE), a pour ambition de faciliter l’identification et la mise en relation des entreprises concernées par l’obligation de dématérialiser leurs factures.
L’annuaire devient ainsi un point de passage incontournable pour se préparer à la réforme et anticiper les ajustements nécessaires dans les processus comptables et administratifs.
Le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique a annoncé, le 19 septembre dernier, l’ouverture d’un nouvel outil destiné à accompagner la réforme de la facturation électronique.
Cet annuaire national, élaboré par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) et l’Agence pour l’informatique financière de l’État (AIFE), a pour ambition de faciliter l’identification et la mise en relation des entreprises concernées par l’obligation de dématérialiser leurs factures.
Recenser les entreprises assujetties
L’enjeu est de taille : d’ici 2026, toutes les entreprises devront être en mesure de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée, et, selon leur taille, les émettre également à partir d’échéances échelonnées jusqu’en 2027.
Or, dans un écosystème où plusieurs dizaines de plateformes coexistent, la question de l’interopérabilité et de l’adressage des flux représente une difficulté majeure. L’annuaire vient répondre à cette problématique en recensant les entreprises assujetties, en indiquant la plateforme de réception choisie et en affichant l’adresse électronique à laquelle envoyer les factures.
Concrètement, toute entreprise, fournisseur ou client peut désormais consulter librement cet annuaire en ligne pour vérifier si un partenaire commercial est concerné par la réforme, identifier par quelle plateforme ses factures doivent transiter et obtenir l’adresse électronique de facturation correspondante.
Cette mise à disposition renforce la transparence et la fluidité des échanges, en sécurisant le bon acheminement des documents. Déjà, près de 80 plateformes agréées y sont connectées et plus de 120.000 entreprises y disposent d’une adresse active, signe d’une mobilisation importante en amont des obligations légales.
Un outil conçu pour évoluer
Une vidéo de démonstration permet d’en comprendre le fonctionnement et de se familiariser avec ses usages.
À plus long terme, un autre service, baptisé « Déclaration », permettra d’envoyer à l’administration les données obligatoires liées aux factures, aux transactions et aux paiements.
Une phase pilote sera d’ailleurs ouverte en février 2026 pour permettre aux entreprises de tester le dispositif grandeur nature sans risque de sanction.
Ce qui va changer pour les entreprises
Avec l’ouverture de l’annuaire, les entreprises disposent dès maintenant d’un moyen simple de vérifier leur statut et celui de leurs partenaires.
À court terme, elles devront s’assurer que leur plateforme de facturation est bien raccordée à l’annuaire et que leur adresse de réception est correctement enregistrée.
À partir de septembre 2026, toutes seront obligées de recevoir leurs factures de manière électronique.
L’émission deviendra ensuite obligatoire de façon progressive : les grandes entreprises et ETI seront concernées en premier, suivies par les PME et enfin par les micro-entreprises en 2027.
L’annuaire devient ainsi un point de passage incontournable pour se préparer à la réforme et anticiper les ajustements nécessaires dans les processus comptables et administratifs.

