
Le mois de novembre marque, comme chaque année, l’entrée en vigueur d’une série de mesures touchant la vie quotidienne des Français. Logement, santé, argent, travail, mobilité : de nombreux ajustements viennent impacter le budget des ménages, les démarches administratives ou encore les habitudes de consommation.
Logement : trêve hivernale, chèque énergie et évolution des heures creuses
La trêve hivernale débute le 1er novembre 2025. Jusqu’au 31 mars 2026, les locataires ne peuvent pas être expulsés de leur logement, sauf exceptions précises (squats, relogement assuré, immeuble jugé dangereux, etc.). Cette période suspend les procédures d’expulsion pour permettre aux personnes en difficulté de passer l’hiver sans perdre leur toit.
Autre dispositif attendu à la même période : le chèque énergie. Ce coup de pouce de l’État, destiné à aider les foyers modestes à régler leurs factures d’électricité, de gaz ou de fioul, commence à être envoyé automatiquement à ses bénéficiaires. Aucun dossier n’est à déposer : l’attribution se fait sur la base du revenu fiscal de référence. Les ménages concernés recevront le courrier d’ici la fin de l’année.
Enfin, certains contrats d’électricité voient évoluer les créneaux d’heures pleines et d’heures creuses. Cette adaptation, décidée par les fournisseurs, vise à mieux répartir la consommation sur la journée et à lisser la demande sur le réseau. Les consommateurs sont invités à vérifier leurs nouveaux horaires afin d’adapter l’usage des appareils énergivores – chauffe-eau, lave-linge ou chauffage d’appoint – pour continuer à optimiser leur facture.
Argent : plafonnement des frais bancaires en cas de succession
C’est l’une des mesures les plus attendues : à partir du 13 novembre 2025, les frais bancaires de succession seront strictement encadrés. Les banques ne pourront plus prélever plus de 1 % du montant total des soldes du défunt, dans la limite de 850 € maximum.
Objectif : mettre fin aux écarts importants entre établissements et mieux protéger les héritiers face à des frais jugés parfois disproportionnés.
Dans certains cas, ces frais seront totalement supprimés. Ce sera le cas si :
- Le défunt était mineur ;
- Le total des avoirs sur ses comptes est inférieur à 5.910 € ;
- Ou si la succession est dite « simple » (sans compte professionnel ni crédit immobilier en cours).
Cette réforme, issue d’un décret du ministère de l’Économie, permettra d’harmoniser les pratiques bancaires et de réduire les tensions lors de la clôture des comptes après un décès. Les établissements auront l’obligation d’afficher clairement leurs tarifs actualisés sur leur site internet.
Santé : lancement du Mois sans tabac et campagnes de vaccination
Comme chaque année, le mois de novembre donne le coup d’envoi du Mois sans tabac, une campagne nationale coordonnée par Santé publique France.
Objectif : encourager les fumeurs à arrêter en s’appuyant sur un accompagnement collectif et des outils gratuits (application mobile, kit d’aide à l’arrêt, forums de soutien). En 2024, plus de 200.000 personnes s’étaient inscrites à cette opération.
Côté prévention, novembre marque aussi le lancement des campagnes de vaccination contre la grippe saisonnière et la Covid-19. Les pharmacies, médecins et infirmiers peuvent désormais vacciner sans ordonnance.
Mobilité : nouvelles règles pour la fourrière et réorganisation des TGV
Les automobilistes auront bientôt accès à un nouveau service en ligne leur permettant de récupérer plus rapidement un véhicule mis en fourrière. Cette plateforme centralisée facilitera la recherche du lieu de garde et simplifiera le paiement des frais. Finies les démarches fastidieuses et les appels aux commissariats : une simple recherche par numéro d’immatriculation permettra de connaître l’emplacement exact du véhicule et les documents à présenter pour le récupérer.
Du côté du rail, la SNCF réorganise la numérotation des places dans les TGV INOUÏ. L’objectif est d’uniformiser le repérage des sièges dans l’ensemble du parc et de fluidifier la montée des voyageurs. Les passagers devront donc être attentifs aux nouvelles indications figurant sur leurs billets : le numéro de voiture et de place pourrait ne plus correspondre à celui des précédents trajets.
Famille et scolarité : harcèlement scolaire et Pass’Sport
La lutte contre le harcèlement scolaire reste une priorité du ministère de l’Éducation nationale. En novembre, les établissements scolaires organisent la journée nationale de lutte contre le harcèlement, avec des actions de sensibilisation et de prévention. Ateliers de parole, jeux de rôle et interventions d’associations rythment la semaine autour du 7 novembre. L’accent est mis sur la détection précoce et la mobilisation de l’ensemble de la communauté éducative : enseignants, élèves et parents.
Autre dispositif d’actualité : le Pass’Sport, aide de 50 € destinée à favoriser la pratique sportive des jeunes, entre dans une nouvelle phase pour la saison 2025-2026. Le portail d’inscription est rouvert et les bénéficiaires peuvent désormais utiliser leur aide dans un plus grand nombre de clubs et d’associations sportives, y compris certains établissements privés. L’État souhaite ainsi maintenir l’élan sportif observé après les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.
Travail et inclusion : le DuoDay revient
Le DuoDay 2025, organisé le jeudi 20 novembre, permet à une personne en situation de handicap de passer une journée en binôme avec un professionnel volontaire. Cette immersion vise à faire tomber les préjugés, à valoriser les compétences des candidats et à favoriser leur insertion dans l’emploi. Entreprises, collectivités, associations : toutes les structures peuvent participer via le site dédié.
L’édition 2024 avait réuni plus de 40.000 duos à travers la France. En 2025, l’objectif est de franchir un nouveau cap, notamment grâce à l’implication croissante des TPE-PME et des administrations locales.
Un mois charnière pour le pouvoir d’achat et la cohésion sociale
Le mois de novembre 2025 s’annonce dense en réformes concrètes, souvent centrées sur le quotidien des ménages : dépenses énergétiques, santé, mobilité, éducation et emploi. Ces ajustements, parfois modestes, participent d’une volonté globale de simplification administrative et de soutien au pouvoir d’achat.

