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Médailles olympiques : de Paris 2024 à Milano-Cortina 2026, la vitrine industrielle des États hôtes

Mains tenant une médaille olympique dorée avec des médailles en bronze et argent en arrière-plan.
Médailles olympiques et paralympiques de Milano-Cortina 2026, dévoilées en juillet 2025. Leur design en deux parties symbolise le parcours individuel de l’athlète et le soutien collectif, tandis que leur fabrication a été confiée à la Monnaie d’État italienne.
© Milano Cortina 2026 / IOC

La présentation des médailles des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver Milano-Cortina 2026 ne se limite pas à un exercice de design. Comme pour les Jeux de Paris en 2024, leur fabrication raconte aussi une certaine vision de l’économie, du rôle de l’État et de la mise en avant des savoir-faire nationaux. Un angle qui résonne particulièrement auprès des dirigeants de TPE et de PME.

Milano-Cortina 2026 : une production confiée à la Monnaie d’État italienne

Pour les Jeux d’hiver de 2026, le comité d’organisation a confié la fabrication des médailles à l’Istituto Poligrafico e Zecca dello Stato (IPZS). Cet organisme public, rattaché au ministère italien de l’Économie et des Finances, assure traditionnellement la frappe de la monnaie et la production de documents sécurisés.

Le choix : une production réalisée intégralement en Italie, sous contrôle public, mobilisant des compétences artisanales et industrielles locales. Les médailles sont conçues comme deux parties qui se rejoignent, symbolisant à la fois le parcours individuel de l’athlète et la dimension collective de la performance. Les versions paralympiques intègrent des inscriptions en braille, traduisant une attention portée à l’accessibilité.

Les organisateurs mettent également en avant une fabrication présentée comme responsable, avec l’utilisation de métaux recyclés et d’énergies renouvelables pour les étapes de production.

© Milano Cortina 2026 / IOC

Paris 2024 : la Monnaie de Paris au cœur du dispositif

Deux ans plus tôt, la France avait fait un choix comparable pour les Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024. La fabrication des médailles avait été confiée à la Monnaie de Paris, institution bicentenaire placée sous la tutelle de l’État.

Médailles olympiques et paralympiques des Jeux de Paris 2024, fabriquées par la Monnaie de Paris. Chaque médaille intègre un fragment authentique de la Tour Eiffel, issu des travaux de rénovation du monument.
© Paris 2024 / Monnaie de Paris / IOC

Les médailles parisiennes se distinguaient par un parti pris fort : chacune d’elles intégrait un fragment authentique de la Tour Eiffel, issu des travaux de rénovation du monument. Un détail hautement symbolique, qui associait patrimoine, industrie et événement sportif mondial.

Là encore, la production a mobilisé des compétences locales, des métiers d’art aux procédés industriels de haute précision.

La Monnaie de Paris a assumé une fabrication française, valorisant son savoir-faire historique tout en répondant à des exigences techniques et de volumes très élevées.

Une tendance de fond : souveraineté et image économique

Entre Paris 2024 et Milano-Cortina 2026, un point commun se dégage : les États hôtes reprennent la main sur la fabrication des objets les plus symboliques des Jeux.

Les médailles deviennent des outils de communication économique autant que sportive, incarnant une forme de souveraineté industrielle.

Pour les TPE et PME, ces choix ne signifient pas un accès direct à ces marchés très fermés. Ils illustrent en revanche une dynamique plus large : la volonté des pouvoirs publics de s’appuyer sur des filières nationales, des compétences éprouvées et des chaînes de production maîtrisées.

Ce que les petites entreprises peuvent en retenir

Les médailles olympiques sont la partie visible d’un écosystème bien plus large. Autour de ces productions emblématiques gravitent des fournisseurs de matières premières, des prestataires techniques, des entreprises de maintenance, de logistique ou encore d’ingénierie environnementale.

L’exemple de Paris 2024 comme celui de Milano-Cortina 2026 rappelle que les grands événements internationaux peuvent servir de vitrine aux savoir-faire nationaux.

Pour les dirigeants de TPE et de PME, ils constituent aussi un indicateur des attentes des donneurs d’ordre publics : fiabilité, traçabilité, capacité à produire localement et à répondre à des engagements environnementaux de plus en plus mis en avant.

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