Micro-entrepreneurs : les nouveaux plafonds de chiffre d’affaires à connaître pour 2026

Les plafonds de chiffre d’affaires pour le régime de micro-entreprise sont rehaussés pour 2026, atteignant 203.100 euros pour les ventes et 83.600 euros pour les services. Un dépassement sur deux années consécutives entraîne la perte du statut. Cette revalorisation vise à soutenir les entrepreneurs en croissance sans modifier les règles fiscales.

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Vue rapprochée d'une piste d'athlétisme avec des lignes blanches et des numéros de couloir sur un fond rouge.
©Markus Spiske / Pexels

En vigueur sans modification depuis 2023, les plafonds de chiffre d’affaires du régime micro-entreprise ont été relevés pour l’année 2026. Ils conditionnent directement le maintien du régime fiscal et social simplifié, très utilisé par les créateurs d’activité et les dirigeants de très petites entreprises.

Pour vérifier vos seuils : cette actualité présente leur revalorisation en 2026. Retrouvez le tableau pratique des plafonds micro et des seuils de TVA, puis les autres dossiers dans le guide de la micro-entreprise.

Ces nouveaux montants ont été confirmés par l’URSSAF et les services de l’État. Ils s’appliquent pour déterminer l’éligibilité au régime micro depuis le 1er janvier 2026.

Des plafonds revus à la hausse

Pour 2026, les plafonds annuels de chiffre d’affaires encaissé, hors taxes, sont désormais fixés à :

  • 203 100 € pour l’achat-revente et la fourniture de logement, hors locations de meublés de tourisme et chambres d’hôtes ;
  • 83 600 € pour les services BIC ou BNC, les meublés de tourisme classés et les chambres d’hôtes ;
  • 15 000 € pour les meublés de tourisme non classés.

Ces montants constituent la limite à ne pas dépasser pour continuer à bénéficier du régime micro-entrepreneur.

Le cas spécifique des activités mixtes

  • Pour les micro-entrepreneurs exerçant une activité mixte, combinant vente de marchandises et prestations de services, une double condition s’applique.
  • Le chiffre d’affaires global ne doit pas excéder 203.100 euros, tout en respectant un plafond maximal de 83.600 euros pour la partie prestations de services.

Le non-respect de l’un de ces deux seuils peut remettre en cause le maintien du régime micro si le dépassement se reproduit sur deux années consécutives.

Une règle fondée sur deux années civiles

Contrairement à une idée répandue, le dépassement d’un plafond sur une seule année ne suffit pas à faire perdre immédiatement le statut de micro-entrepreneur. L’administration fiscale examine les chiffres d’affaires réalisés sur les deux années civiles précédentes.

Concrètement, pour conserver le régime micro en 2026, les plafonds ne doivent pas avoir été dépassés à la fois en 2024 et en 2025. Ce mécanisme vise à sécuriser les entrepreneurs confrontés à une hausse ponctuelle de leur activité.

Pourquoi cette revalorisation en 2026 ?

Les anciens plafonds, fixés à 188.700 euros pour les activités de vente et 77.700 euros pour les prestations de services, étaient inchangés depuis plusieurs années. Leur revalorisation s’inscrit dans le cadre des ajustements périodiques prévus par la réglementation fiscale, afin de tenir compte de l’évolution économique et de l’inflation.

Cette mise à jour permet à davantage de micro-entrepreneurs de poursuivre leur activité sous un régime simplifié, sans être contraints de basculer prématurément vers un régime réel d’imposition.

Dépassement des seuils : quelles conséquences ?

Le régime de la micro-entreprise reste relativement souple :

Un dépassement des plafonds sur une seule année n’entraîne pas de sortie immédiate du régime.

En revanche, un dépassement constaté sur deux années consécutives entraîne automatiquement la perte du statut de micro-entrepreneur à compter du 1er janvier de l’année suivante.

L’entrepreneur bascule alors vers un régime réel, avec des obligations comptables, fiscales et déclaratives plus lourdes. Cette transition nécessite souvent une anticipation, notamment en matière de facturation, de TVA et de suivi comptable.

Attention à la confusion avec les seuils de TVA

Il est essentiel de distinguer les plafonds de chiffre d’affaires du régime micro des seuils de franchise en base de TVA.

Ces derniers déterminent à partir de quel montant l’entrepreneur doit facturer la TVA à ses clients, mais ils sont indépendants du maintien du régime micro pour l’imposition des bénéfices.

Un micro-entrepreneur peut donc être assujetti à la TVA tout en restant sous le régime micro, à condition de ne pas dépasser les plafonds de chiffre d’affaires applicables.

Des situations concrètes pour mieux comprendre

  • Un micro-entrepreneur exerçant une activité de prestation de services qui réalise 82.000 euros de chiffre d’affaires une année, puis 84.000 euros l’année suivante, conserve son régime micro l’année suivante, mais devra en sortir si un nouveau dépassement intervient.
  • Dans le cas d’une activité mixte, un chiffre d’affaires global inférieur à 203.100 euros ne suffit pas si la part des prestations de services dépasse 83.600 euros. Là encore, la répétition du dépassement sur deux années entraîne la sortie du régime.

Ce qu’il faut retenir

Pour 2026, les plafonds applicables sont donc les suivants :

  • Achat-revente : 203 100 €.
  • Prestations de services BIC ou BNC : 83 600 €.
  • Meublés de tourisme classés et chambres d’hôtes : 83 600 € ; meublés non classés : 15 000 €.
  • Activité mixte vente-services : 203 100 € au total, dont 83 600 € au maximum pour les services.

Ces nouveaux seuils offrent davantage de marge aux micro-entrepreneurs dont l’activité progresse, tout en rappelant l’importance d’un suivi précis du chiffre d’affaires. Ils constituent aussi un signal pour celles et ceux dont l’entreprise se développe durablement et qui devront, à terme, envisager un changement de régime.

Ce que ça change concrètement pour les micro-entrepreneurs

La revalorisation des plafonds de chiffre d’affaires pour 2026 offre une marge de manœuvre supplémentaire aux micro-entrepreneurs dont l’activité est en croissance, sans remettre en cause immédiatement leur cadre fiscal et social.

Pour les activités de vente et d’hébergement, le nouveau plafond permet d’absorber plus facilement une hausse des prix ou une augmentation des volumes, notamment dans les secteurs soumis à l’inflation. Côté prestations de services, le relèvement du seuil limite le risque de sortie du régime liée à un simple effet de rattrapage ou à une année exceptionnellement dynamique.

Ce changement ne modifie pas les règles de calcul du chiffre d’affaires ni les obligations déclaratives, mais il renforce l’intérêt de suivre ses encaissements avec précision. Un dépassement ponctuel reste autorisé, mais une progression durable doit inciter à anticiper un éventuel passage à un régime réel, tant sur le plan fiscal que comptable.

Les nouveaux plafonds du régime micro sont présentés par Service Public. Les règles fiscales détaillées précisent les cas de l’hébergement touristique. Pour suivre votre activité, consultez notre fiche pratique sur les plafonds micro et les seuils de TVA.

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