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Travail le 1er mai : ce qui évolue en 2026

2–3 minutes
©Kingarion / Getty Images

En 2026, les règles applicables au travail le 1er mai restent globalement les mêmes, malgré plusieurs tentatives de réforme. Le gouvernement a finalement repoussé à 2027 la refonte plus large du dispositif. Dans l’immédiat, une mesure transitoire a toutefois été annoncée : les fleuristes et les artisans boulangers indépendants pourront ouvrir cette année grâce à une dérogation administrative encadrée.

Une réforme reportée après un parcours parlementaire mouvementé

Le projet visant à élargir les possibilités d’ouverture de certains commerces de proximité le 1er mai ne verra pas le jour avant 2027. Après un vote favorable du Sénat en juillet 2025, le texte a été rejeté par l’Assemblée nationale en avril 2026.

Face à cette impasse, l’exécutif a décidé de suspendre la réforme. Le gouvernement a expliqué vouloir éviter une situation juridiquement incertaine, faute de consensus parlementaire.

Une dérogation provisoire pour les boulangers et fleuristes

Le 17 avril 2026, le Premier ministre a annoncé une mesure exceptionnelle pour cette année. Les artisans boulangers indépendants et les fleuristes pourront accueillir du public le 1er mai.

Cette ouverture devra respecter deux conditions :

  • recours au volontariat des salariés ;
  • rémunération doublée pour les heures travaillées.

Un texte spécifique consacré à ces deux activités doit être présenté afin de donner une base légale plus solide à cette mesure.

Le principe général reste inchangé

En dehors de cette exception ciblée, le cadre légal demeure identique. Le Code du travail prévoit que le 1er mai est un jour férié obligatoirement chômé pour la majorité des salariés.

Parmi les jours fériés français, il s’agit du seul repos imposé directement par la loi. Cette singularité remonte à la loi du 30 avril 1947, qui reconnaît la portée symbolique de la fête du Travail.

Salaire maintenu pour les salariés au repos

Lorsqu’un salarié ne travaille pas le 1er mai, l’employeur ne peut pas diminuer sa rémunération. Les personnes payées à l’heure, à la journée ou à la tâche doivent recevoir une indemnisation équivalente au salaire qu’elles auraient perçu.

Contrairement à d’autres jours fériés, aucune ancienneté minimale n’est exigée pour bénéficier de ce maintien de salaire.

Qui peut travailler le 1er mai ?

Certains secteurs peuvent continuer leur activité lorsque l’arrêt du service est impossible ou incompatible avec la nature même de leur mission. Cela concerne notamment :

  • les hôpitaux ;
  • les transports ;
  • l’hôtellerie-restauration ;
  • certains services indispensables en continu.

Dans ces situations, les salariés qui travaillent ce jour-là perçoivent, au minimum, une rémunération doublée. Des conventions collectives peuvent aussi prévoir un repos compensateur ou une majoration supplémentaire.

Des sanctions en cas d’ouverture irrégulière

Un employeur qui fait travailler des salariés sans relever réellement d’une activité autorisée s’expose à une amende administrative et à d’éventuels contentieux prud’homaux.

Le travail des mineurs le 1er mai reste en principe interdit, y compris dans les secteurs bénéficiant d’une dérogation.

Ce qu’il faut retenir pour 2026

Cette année, le 1er mai conserve donc son statut protecteur. Seuls les fleuristes et les artisans boulangers indépendants bénéficient d’une ouverture exceptionnelle, en attendant un éventuel nouveau texte. Pour le reste des entreprises, les règles habituelles continuent de s’appliquer.

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