Selon les données de la Dares, 849.600 contrats d’apprentissage ont commencé en 2023 dans les secteurs privé et public (+2 % par rapport à 2022). 1 014 500 contrats d’apprentissage sont en cours au 31 décembre 2023 (+4 % en un an). Cependant, cette dynamique pourrait être affectée par les mesures prévues dans le budget 2025, qui visent à réduire les aides à l’embauche d’apprentis.
Depuis la loi « avenir professionnel » du 5 septembre 2018, le dispositif d’apprentissage a subi des réformes significatives. Cette loi a notamment relevé le plafond d’âge pour les apprentis, passant de 25 à 29 ans, et modifié le financement des centres de formation d’apprentis (CFA).
Pour rappel, les apprentis peuvent préparer une variété de certifications, allant des diplômes professionnels de l’enseignement secondaire (CAP, baccalauréat professionnel, brevet professionnel, mention complémentaire) aux diplômes supérieurs (BTS, DUT, licence professionnelle, diplôme d’ingénieur, d’école de commerce, etc.) ou les titres professionnels enregistrés dans le répertoire national des certifications professionnelles (rncp).
En décembre 2023, on comptait 1.014.500 contrats d’apprentissage en cours, soit une augmentation de 4% par rapport à l’année précédente. Cette croissance témoigne de l’intérêt grandissant pour ce mode de formation, qui permet aux jeunes de combiner une formation théorique en CFA ou dans un organisme de formation avec une formation pratique chez un employeur.
Rémunération et durée des contrats
Les apprentis perçoivent une rémunération correspondant à une fraction du smic, qui dépend de leur âge et de leur ancienneté dans le contrat d’apprentissage. Les contrats d’apprentissage peuvent être à durée déterminée ou indéterminée, avec des dates de début et de fin précises. les ruptures de contrat doivent être notifiées aux organismes d’enregistrement, et depuis 2017, les ruptures peuvent également être repérées via les déclarations sociales nominatives (dsn).
Les taux de rupture des contrats d’apprentissage ont évolué au fil des ans. Entre 2017 et 2020, on observe une diminution des taux de rupture, passant de 31% en 2017 à 27% en 2019 et 2020. Cette tendance peut être attribuée en partie aux conditions exceptionnelles liées à la crise sanitaire, qui ont affecté les conditions de travail et d’apprentissage.pour les contrats d’une durée prévue d’environ un an, la moitié des ruptures intervient dans les trois premiers mois.
Pour ceux d’une durée de deux ans, un pic de ruptures se produit également dans les trois premiers mois, suivit d’un second pic au cours du dernier trimestre de la première année.
Bien sur, la baisse plus que probable des aides à l’embauche à l’horizon 2025 pourrait également influencer les taux de rupture. si les employeurs sont moins incités à embaucher des apprentis, ceux qui le font pourraient être moins investis dans la réussite de ces contrats, ce qui pourrait augmenter le nombre de ruptures…

