Face aux difficultés de recrutement dans de nombreux secteurs, le gouvernement a mis à jour la liste des métiers en tension. Cette liste, qui inclut des professions telles que l’agriculture, l’aide à domicile et la restauration, a été envoyée aux partenaires sociaux vendredi dernier. Ce document servira de référence pour l’octroi des titres de séjour.
La précédente version de cette liste datait de 2021 et se basait sur des données de 2008. En 2025, plusieurs dizaines de professions différentes y sont répertoriées.
La ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a expliqué sur Franceinfo que cette liste a été élaborée en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, les régions et les partenaires sociaux. Elle sera soumise à une consultation nationale avant sa publication officielle.
Des besoins variés selon les régions
Cette liste, fruit de concertations avec les fédérations professionnelles régionales, révèle des besoins variés selon les territoires.
Par exemple, seule la Normandie recherche des géomètres, tandis que sept régions sont à la recherche de bouchers.
Certains métiers sont en tension sur l’ensemble du territoire, comme les agriculteurs salariés, les aides à domicile, les aides de cuisine, les cuisiniers, et les employés de l’hôtellerie.
Dans le secteur du BTP, les maçons sont recherchés partout sauf en Île-de-France, et les soudeurs sont demandés dans la plupart des régions.
Consultation et régulation
Les syndicats et organisations patronales débattront de cette liste la semaine prochaine avant sa publication au Journal officiel. En janvier 2025, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a émis une circulaire récentrant les régularisations exceptionnelles par le travail sur les métiers en tension.
Les étrangers devront prouver une résidence en France de plus de trois ans et une année d’exercice dans le métier concerné.
L’Umih, principale organisation professionnelle de l’hôtellerie et de la restauration, avait exprimé ses préoccupations quant aux difficultés de recrutement dans le secteur et souhaité que les conditions de régularisation ne soient pas durcies pour les ressortissants étrangers désireux de travailler dans ces métiers.

