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Baromètre Bpifrance Le Lab – Rexecode : le contexte politique plombe encore les entreprises

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Cette incertitude pousse de nombreux dirigeants à annuler ou reporter leurs projets d’embauches et d’investissement, soulignant l’impact de l’instabilité politique sur les décisions stratégiques des entreprises.

Le baromètre trimestriel sur la trésorerie, l’investissement et la croissance des PME et TPE (février 2025), réalisé par Rexecode pour le compte de Bpifrance LeLab, présente une situation de trésorerie globalement stable mais à un niveau bas.

Les indicateurs relatifs à la trésorerie passée, actuelle et future ne montrent pas de dégradation significative ce trimestre, bien que 34 % des dirigeants qualifient leur trésorerie de « difficile ». Cette stabilité apparente masque cependant des préoccupations sous-jacentes, notamment l’absence de perspectives d’amélioration à court terme.

→ Les dirigeants ne prévoient pas de redressement dans les prochains mois, l’indicateur prévisionnel restant stable à un niveau bas.

En matière d’investissement : le baromètre révèle une légère reprise de la proportion de PME et TPE comptant investir, bien que les budgets alloués à l’investissement continuent de se contracter. 47 % des dirigeants prévoient d’investir cette année, une proportion en hausse par rapport au trimestre précédent mais en recul sur un an.

Les investissements se concentrent principalement sur le renouvellement d’équipements, tandis que la modernisation et l’extension des capacités de production sont en retrait. Notamment, le motif environnemental gagne en importance, reflétant une prise de conscience accrue des enjeux écologiques parmi les dirigeants.

Les freins à la croissance et complexité administrative

L’accès au crédit demeure un enjeu majeur pour les PME et TPE. La part des dirigeants rencontrant des difficultés d’accès au crédit de trésorerie se stabilise, mais les difficultés d’accès au crédit d’investissement s’accentuent.

19 % des dirigeants ayant sollicité un crédit d’investissement ont rencontré des difficultés pour l’obtenir, une proportion en hausse de 4 points ce trimestre. Cette situation témoigne des tensions persistantes sur le marché du financement, malgré les efforts déployés pour soutenir les entreprises.

L’insuffisance de demande, actuelle ou future, reste le principal obstacle à la croissance, mentionnée par 60 % des dirigeants. Les difficultés de recrutement, bien que moins contraignantes qu’auparavant, demeurent un défi significatif pour 37 % des dirigeants.

L’accès au financement, bien que minoritaire, est également cité comme un frein, notamment en raison de la hausse récente des difficultés d’accès au crédit. Les tensions sur les approvisionnements, bien que légèrement relâchées ce trimestre, continuent de peser sur l’activité des entreprises.

Sur le plan politique, les résultats relevés ne sont pas optimistes : 61 % des interrogés estiment que l’incertitude politique exerce un impact négatif fort sur leur activité, une proportion en hausse de 5 points depuis octobre 2024.

Conséquence directe, les dirigeants à annuler ou reporter leurs projets d’embauches et d’investissement, avec 27 % des dirigeants prévoyant d’annuler leurs projets d’embauches et 26 % leurs projets d’investissement. Ces chiffres rappellent ceux observés au début de la crise sanitaire, soulignant l’impact significatif de l’instabilité politique sur les décisions stratégiques des entreprises.

La complexité administrative est également un facteur de frein pour les PME et TPE. Les démarches à entreprendre pour appliquer les réglementations environnementales, obtenir une aide publique ou un crédit d’impôt, et se séparer d’un salarié sont fréquemment jugées compliquées.

63 % des dirigeants ayant effectué des démarches environnementales les qualifient d’assez ou très compliquées. La lourdeur de la charge administrative est coûteuse en temps et en ressources, affectant à la fois le dirigeant et les salariés. Les principaux axes d’amélioration identifiés incluent :

  • La simplification des formulaires,
  • La réduction des délais de traitement par l’administration,
  • Une plus grande stabilité réglementaire.

Un appel à une simplification des démarches

La mise en œuvre des nouvelles obligations environnementales est perçue comme particulièrement complexe par les dirigeants. 58 % des dirigeants concernés jugent leur mise en œuvre compliquée, et seulement 7 % la trouvent simple. Les dirigeants appellent à une simplification des démarches et demandent plus de délai pour leur mise en œuvre. Cette complexité administrative pèse sur les entreprises, qui doivent mobiliser des ressources supplémentaires pour se conformer aux réglementations en vigueur.

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