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Combien faut-il gagner en France pour être considéré comme pauvre ou riche ?

©cottonbro studio / Pexels /Illustration

Les données du dernier rapport de l’Observatoire des inégalités, issues de l’INSEE pour 2024, permettent de situer clairement où se situent les salariés sur l’échelle des revenus et d’identifier les seuils qui définissent les 10 % les moins bien rémunérés, les 10 % les mieux payés, et le 1 % des revenus les plus élevés.

Le salaire médian net d’un salarié à temps plein dans le secteur privé est de 2 190 euros par mois. Cela signifie que la moitié des salariés gagne moins que ce montant et l’autre moitié gagne davantage. Mais qu’en est-il des extrêmes ? Combien faut-il réellement gagner pour ne plus se considérer comme pauvre ou, au contraire, pour entrer dans le cercle des très hauts revenus ?

Les repères chiffrés

Pour se situer, l’étude fournit plusieurs seuils précis :

  • Pour les hommes, ce seuil du 1 % est à 11.441 euros, tandis que pour les femmes il s’élève à 8.508 euros.
  • Les 10 % des salariés les moins bien rémunérés perçoivent moins de 1 492 euros par mois.
  • Les 10 % les mieux rémunérés touchent au minimum 4 334 euros.
  • Le 1 % des salariés les mieux payés gagne au moins 10.261 euros par mois.
Catégorie Salaire net mensuel (équivalent temps plein)
10 % les moins bien payés ≤ 1 492 €
Médian 2 190 €
10 % les mieux payés ≥ 4 334 €
1 % les mieux payés ≥ 10 261 €

Ces chiffres permettent de comprendre immédiatement à quel niveau de revenus se situent les différentes catégories de salariés.

Être pauvre ou au bas de l’échelle

Si l’on prend la borne des 10 % les moins bien rémunérés comme repère, un salarié touchant 1.492 euros ou moins se trouve dans la partie la plus basse de la distribution.

L’étude souligne que « les personnes à temps partiel ou celles qui n’ont travaillé qu’une partie de l’année touchent souvent beaucoup moins ». Cela rappelle que ces seuils concernent des équivalents temps plein et ne reflètent pas toujours la situation réelle des revenus de chaque foyer.

Gagner bien sa vie

À l’autre extrémité, un salaire de 4.334 euros net par mois place un salarié dans les 10 % les mieux rémunérés. C’est déjà un revenu élevé, mais encore loin des très hauts revenus. L’entrée dans le 1 % des salaires les plus élevés commence à 10.261 euros par mois.

À ce niveau, on gagne plus de sept fois le revenu des 10 % les moins rémunérés et on se situe dans un cercle restreint de salariés.

L’étude précise également que « les écarts sont encore marqués entre hommes et femmes, y compris dans ces très hauts revenus, avec près de 3.000 euros d’écart pour le 1 % supérieur ».

Des repères utiles pour les entreprises et les salariés

Pour les entreprises, ces chiffres offrent un cadre pour évaluer leurs politiques salariales et se positionner sur le marché de l’emploi. Un salarié qui gagne 3.000 euros par mois se situe au-dessus de la médiane, mais n’est pas encore dans la catégorie des 10 % les mieux payés.

Pour attirer des profils compétents, une entreprise devra envisager des niveaux de rémunération plus élevés ou d’autres formes de compensation.

Pour les salariés, ces repères permettent de se situer sur l’échelle des revenus, d’anticiper une évolution de carrière ou de mieux préparer une négociation salariale. L’étude montre que la situation est très différente selon le sexe, l’âge, la fonction et le secteur d’activité, ce qui influence fortement la perception de la richesse ou de la pauvreté.

Quelques enseignements

  • Le salaire médian, autour de 2.190 euros, constitue le repère central.
  • Gagner 1.492 euros ou moins correspond à la partie basse de la distribution.
  • Gagner 4.334 euros ou plus place dans les 10 % les mieux rémunérés.
  • Dépasser les 10.000 euros mensuels marque l’entrée dans le 1 % des salaires les plus élevés.
  • Les écarts entre hommes et femmes restent importants, même au sommet de la distribution.

Une question de contexte

Il est important de rappeler que ces seuils ne disent pas tout. Le coût de la vie varie selon les territoires et la composition du foyer. Les temps partiels et les emplois non permanents ne sont pas pris en compte. L’étude met en évidence que la richesse est relative et que les écarts de revenus peuvent influencer fortement la perception de sa propre situation.

Même si se situer sur l’échelle salariale française offre des repères concrets pour évaluer sa situation, comparer son niveau de revenu et comprendre ce que signifie réellement gagner « bien sa vie » ou appartenir aux très hauts revenus.

Le SMIC et le RSA : points de repère indispensables

Pour compléter les seuils issus de l’étude, il est utile de rappeler deux repères connus du grand public :

  • Le SMIC net mensuel pour un salarié à temps plein est d’environ 1.500 euros en 2024. Ce montant est proche de la borne des 10 % les moins bien rémunérés (1 492 euros), ce qui permet de comprendre que toucher le SMIC place un salarié dans la partie basse de la distribution des salaires.
  • Le RSA (Revenu de Solidarité Active) s’élève à environ 600 euros par mois pour une personne seule. Il ne concerne pas directement les salariés à temps plein, mais donne un repère pour les personnes en situation de grande précarité.

Ces deux chiffres permettent de mieux situer ce que signifie « être pauvre » en France : un salarié au SMIC est au bas de l’échelle, mais reste nettement au-dessus des minima sociaux, tandis qu’une personne au RSA se situe dans la partie la plus fragile économiquement.

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