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La Villa Albertine ouvre quatre appels à candidatures pour ses résidences d’exploration 2027 aux États-Unis

©Des Signes.
L’institution, rattachée à l’Ambassade de France, ouvre jusqu’au 29 janvier 2026 ces appels à candidatures destinés à sélectionner les résidents qui s’installeront outre-Atlantique en 2027, pour des séjours d’exploration allant d’un à trois mois.

Soutenu par la Fondation Société Générale, ce programme s’adresse aux créateurs, chercheurs et professionnels de la culture souhaitant mener un projet de terrain sur le territoire américain.

La Villa Albertine poursuit son ambition de renforcer les circulations culturelles entre la France et les États-Unis. L’institution, rattachée à l’Ambassade de France, ouvre jusqu’au 29 janvier 2026 quatre appels à candidatures destinés à sélectionner les résidents qui s’installeront outre-Atlantique en 2027, pour des séjours d’exploration allant d’un à trois mois.

Un programme au service de l’influence française

Pensées comme des séjours de terrain, les résidences de la Villa Albertine ne se limitent pas à offrir un espace de création. Elles s’inscrivent dans une politique plus large de rayonnement, où l’enjeu est autant artistique qu’institutionnel.

L’ouverture de quatre appels — général, Métiers d’Art et Design, Musique classique et Arts in the Age of AI — illustre la volonté d’adresser simultanément les secteurs créatifs traditionnels et les nouveaux champs de la recherche culturelle, du design à l’intelligence artificielle.

En cinq ans, plus de 370 professionnels français ont été accueillis dans une soixantaine de villes américaines.

Autant d’occasions de renforcer la présence française au sein d’écosystèmes urbains en mutation, d’établissements culturels majeurs aux scènes émergentes.

« Chaque résidence réinvente à sa façon le dialogue entre la France et les États-Unis », souligne Mohamed Bouabdallah, Directeur de la Villa Albertine et Conseiller culturel de l’Ambassade de France.

Une manière de rappeler que la mobilité artistique n’est pas seulement un outil d’inspiration, mais aussi un levier de politique publique.

Un maillage territorial qui reflète les priorités diplomatiques

La Villa Albertine s’appuie sur dix antennes permanentes — d’Atlanta à San Francisco, de Miami à Washington D.C. — permettant d’inscrire les projets dans des dynamiques locales. Ce maillage répond à une double ambition :

  • travailler au plus près des territoires américains, plutôt que de se concentrer sur les seules capitales culturelles ;
  • accompagner des projets ancrés dans des contextes urbains, sociaux ou économiques spécifiques : innovation technologique à San Francisco, diversité culturelle à New York, patrimoine créole à La Nouvelle-Orléans, transition énergétique à Houston, etc.

Le programme ouvre également la possibilité de résidences itinérantes. Une modalité plus rare dans les politiques publiques culturelles, qui reflète la nature polycentrique du paysage américain et l’importance croissante des circulations interterritoriales.

Le rôle structurant des partenaires français

L’obligation pour chaque candidat d’associer un partenaire basé en France — institution, collectivité, producteur, éditeur, festival — constitue un marqueur fort du dispositif. Elle inscrit la mobilité internationale dans un continuum : préparation du projet, accompagnement pendant le séjour, valorisation post-résidence.

Ce modèle de coopération répond à une préoccupation récurrente dans les politiques culturelles : éviter que la mobilité artistique ne se limite à un temps individuel de découverte, et assurer qu’elle alimente les réseaux professionnels français comme américains.

Un financement reposant sur une hybridation public-privé

Le programme illustre une tendance structurante des politiques culturelles actuelles : la montée en puissance du mécénat dans la diplomatie d’influence.

Aux côtés du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du ministère de la Culture, plusieurs acteurs privés jouent un rôle moteur :

  • Fondation Société Générale, grand mécène des résidences,
  • Fondation Bettencourt Schueller pour les Métiers d’Art,
  • Fidji Simo pour les projets liés à l’IA,
  • ainsi que la Ford Foundation, la Fondation Recanati-Kaplan, le Fonds Florence Gould, la Fondation Engie et plusieurs mécènes individuels.

Cette architecture financière permet de soutenir une diversité de disciplines tout en sécurisant la pérennité du programme, souvent citée en exemple dans les discussions sur le financement de la culture hors de France.

Sélection : un jury binational et un lien étroit avec les enjeux contemporains

Les candidatures, ouvertes jusqu’au 29 janvier 2026, seront examinées par des experts implantés dans les dix villes, avant un arbitrage par un jury franco-américain.

Trois critères structurent la sélection :

  • L’originalité du projet de recherche,
  • La maîtrise de l’anglais,
  • L’existence d’un partenariat français.

L’exigence d’une brève vidéo en anglais illustre une évolution plus large : l’internationalisation croissante des procédures publiques de sélection culturelle, qui valorise la capacité à présenter un projet en contexte globalisé.

Dans un paysage culturel international marqué par l’essor des technologies immersives, les enjeux écologiques, la diversité des récits et la transformation des industries créatives, les résidences de la Villa Albertine se positionnent comme un outil d’observation, d’expérimentation et de partenariat.

Renforcer la présence culturelle française

En 2027, le programme ambitionne d’accompagner des projets « attentifs aux enjeux contemporains et profondément ancrés dans les territoires américains », selon son directeur.

Cette orientation confirme la place désormais incontournable des résidences dans les politiques publiques culturelles : elles sont à la fois un laboratoire de pratiques, un instrument de diplomatie et un vecteur de coopération durable entre institutions.

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