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CPF 2026 : une revalorisation discrète qui concerne les employeurs

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Une salle de formation avec des participants assis sur des chaises, face à un podium où se tient une présentation. En arrière-plan, des étagères remplies de livres.
©claude_star / pixabay / Illustration

Un arrêté publié au Journal officiel du 1er janvier 2026 fixe le montant de la participation obligatoire des entreprises au financement des formations éligibles au compte personnel de formation (CPF).

Pour l’année 2026, cette contribution forfaitaire est arrêtée à 103,20 euros. Cette actualisation annuelle concerne les employeurs soumis à cette obligation et vient préciser le cadre applicable pour l’exercice à venir.

Pris par le ministère du Travail et celui chargé des Comptes publics, le texte s’appuie sur l’article L. 6323-4 du code du travail.

Il ne modifie pas le fonctionnement du CPF, mais actualise le montant servant de référence lorsque l’employeur doit participer financièrement à une action de formation mobilisant ce dispositif.

Ce que prévoit précisément l’arrêté

L’arrêté du 30 décembre 2025 fixe, pour l’année 2026, la somme forfaitaire de 103,20 euros correspondant à la participation obligatoire mentionnée par le code du travail.

Cette revalorisation annuelle tient compte de l’évolution des prix et s’inscrit dans la continuité des ajustements opérés les années précédentes.

Le texte ne redéfinit ni les formations éligibles ni les règles d’accès au CPF. Il se limite à mettre à jour le montant applicable lorsque la réglementation impose à l’employeur de contribuer financièrement à la mobilisation du compte personnel de formation d’un salarié.

Quelles sont les entreprises concernées ?

Sont visées les entreprises soumises aux obligations prévues en matière de participation au financement de la formation professionnelle, lorsque certaines situations entraînent un abondement du CPF.

Cela peut concerner notamment :

  • les employeurs ayant conclu des accords prévoyant une participation financière au CPF ;
  • les cas où un abondement est prévu par la réglementation ;
  • les situations dans lesquelles l’entreprise doit compenser une insuffisance liée au parcours de formation du salarié.

Le montant fixé par l’arrêté constitue alors la base de calcul de la somme due au titre de cette participation.

Ce que cela implique concrètement pour les entreprises en 2026

Pour les directions des ressources humaines, les responsables administratifs ou les dirigeants de petites structures, cette revalorisation implique une mise à jour des paramètres utilisés pour le suivi des dépenses de formation.

En pratique, les entreprises doivent notamment :

  • intégrer le nouveau montant de 103,20 euros dans leurs outils de gestion ;
  • vérifier les accords collectifs ou engagements internes liés au CPF ;
  • anticiper les incidences financières en cas de mobilisation du compte par un salarié ;
  • s’assurer que les déclarations et versements correspondent bien aux montants applicables en 2026.

Même si le montant reste limité pris isolément, son impact peut devenir plus visible lorsque plusieurs situations d’abondement s’additionnent au cours d’une même année.

Qui n’est pas concerné ?

  • Les demandeurs d’emploi
  • Les salariés bénéficiant d’un abondement de l’employeur
  • Les salariés mobilisant leur compte professionnel de prévention
  • Les personnes disposant d’un abondement lié à une incapacité permanente ≥ 10 % (accident du travail ou maladie professionnelle)

Une actualisation annuelle à surveiller

Comme chaque année, la publication de cet arrêté rappelle que le cadre du CPF évolue régulièrement par touches successives.

Pour les entreprises, l’enjeu est de rester attentives aux textes publiés en fin d’année afin d’appliquer les bons montants dès le 1er janvier.

Cette veille réglementaire permet d’éviter les erreurs de calcul ou de déclaration et d’assurer une gestion conforme des obligations liées à la formation professionnelle.

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