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Télétravail en 2026 : ce que l’employeur peut (et doit) prendre en charge

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Temps de lecture estimé : 3 minutes

Un jeune homme assis sur une chaise grise, travaillant devant deux ordinateurs portables sur un bureau en bois.
©olia danilevich / Pexels / Illustration

Mettre en place ou maintenir le télétravail a des conséquences concrètes pour les salariés… mais aussi pour l’entreprise. Mobilier, énergie, fournitures : travailler depuis le domicile génère des frais que l’employeur peut choisir de compenser via une allocation spécifique. En 2026, le cadre applicable reste strictement défini par l’Urssaf.

Télétravail : une prise en charge facultative dans le privé

Dans le secteur privé, aucun texte n’impose à l’employeur de verser une indemnité de télétravail, contrairement à la fonction publique.

En revanche, lorsqu’une entreprise décide de compenser les frais engagés par ses salariés (chauffage, électricité, consommables, équipement de bureau…), elle doit respecter des plafonds précis pour bénéficier d’une exonération de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu.

Autrement dit : le versement est optionnel, mais son encadrement ne l’est pas.

Qualifier l’organisation du télétravail avant tout

Avant de déterminer un montant, l’employeur doit clarifier le mode d’organisation du télétravail dans l’entreprise, car il conditionne le calcul de l’allocation.

Deux situations sont possibles :

  • Télétravail avec un nombre de jours fixe
    Le salarié télétravaille un nombre déterminé de jours par semaine (par exemple deux jours chaque semaine).
  • Télétravail à la carte
    Le nombre de jours télétravaillés varie d’un salarié à l’autre ou d’une semaine à l’autre, dans un cadre défini par l’entreprise.

Ce choix n’est pas neutre : il influence directement le plafond d’exonération applicable.

Sans accord collectif : les plafonds URSSAF 2026

Lorsqu’aucun accord collectif ne prévoit de dispositions spécifiques sur le télétravail, l’entreprise doit s’appuyer sur les plafonds forfaitaires fixés par l’Urssaf :

  • 11 € par mois et par jour de télétravail hebdomadaire
    → 22 € pour deux jours par semaine, 33 € pour trois jours, etc.
  • 2,70 € par jour de télétravail réellement effectué
    → plafond mensuel de 59,40 €, correspondant à 22 jours de télétravail maximum.

Ces montants peuvent être versés sans justificatifs, tant qu’ils respectent les plafonds.

Avec accord collectif : des plafonds revalorisés

Si l’entreprise est couverte par un accord de groupe, un accord de branche ou une convention collective intégrant une clause sur le télétravail, les plafonds autorisés sont plus élevés :

  • 13,20 € par mois et par jour de télétravail hebdomadaire
  • 3,30 € par jour télétravaillé, dans la limite de 72,60 € par mois (22 jours).

Ce levier peut être utilisé comme un outil de politique sociale et d’attractivité, tout en restant sécurisé sur le plan social et fiscal.

Un avantage net pour le salarié… sans surcoût fiscal

Dernier point clé pour l’employeur : les allocations de frais de télétravail versées dans ces limites sont exonérées de cotisations sociales et non imposables pour le salarié.

Un dispositif simple à administrer, qui permet de reconnaître les frais supportés par les collaborateurs sans alourdir la masse salariale.

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