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Carburants : un prêt flash pour soulager en urgence la trésorerie des TPE

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Un tableau de bord de voiture montrant un indicateur de carburant presque vide avec un symbole de pompe à essence allumé en rouge.
©narong27 / narong27

Face à la flambée des prix des carburants liée aux tensions au Moyen-Orient, le gouvernement lance un « prêt flash » pour soutenir rapidement la trésorerie des TPE et PME les plus exposées. Un dispositif ciblé, accessible en quelques jours via Bpifrance.

Un dispositif express pour les entreprises les plus exposées

Le ministère de l’Économie a annoncé le 3 avril dernier la mise en place d’un « prêt flash carburant » destiné à soutenir la trésorerie des petites structures particulièrement touchées par la hausse des prix du pétrole.

Des montants compris entre 5.000 et 50.000 euros pourront être accordés, à un taux de 3,80 %, sans exigence de garantie, aux TPE et PME relevant de secteurs éligibles (transport, agriculture, pêche) pour lesquelles les dépenses de carburant représentent « au moins 5 % du chiffre d’affaires ».

Vendredi 3 avril au soir, Bercy a précisé le lancement imminent de ce dispositif, en partenariat avec Bpifrance, afin d’accompagner les entreprises les plus exposées à l’augmentation des coûts énergétiques, dans un contexte marqué par les tensions au Moyen-Orient.

Les prêts seront proposés à un taux de 3,80 %, sans garantie, aux TPE et PME des secteurs concernés (transport, agriculture et pêche) dont les charges de carburant atteignent « au minimum 5 % du chiffre d’affaires ».

Selon le communiqué, ces financements seront « distribués via un canal entièrement numérique par Bpifrance », avec un versement des fonds sous sept jours.

Certaines conditions devront toutefois être remplies afin de limiter les effets d’aubaine : l’entreprise devra exister depuis plus d’un an et accepter de transmettre à Bpifrance ses derniers relevés bancaires.

La durée de remboursement est fixée à 36 mois, incluant un différé d’amortissement du capital de 12 mois. Le dispositif sera accessible en métropole ainsi que dans les territoires ultramarins.

Hausse des prix : contrôles, tensions et pistes d’aides supplémentaires

Ces mesures, destinées à atténuer l’impact de la hausse des prix des carburants liée au contexte géopolitique, avaient été évoquées fin mars par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Le ministre chargé des PME et du pouvoir d’achat, Serge Papin, avait alors indiqué que la banque publique d’investissement proposerait des prêts bonifiés, soutenus par l’État, pour renforcer la trésorerie des entreprises concernées.

Par ailleurs, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a indiqué vendredi, dans l’émission « C à vous » sur France 5, avoir saisi la Commission européenne afin qu’elle examine les marges des raffineries en Europe et vérifie l’absence d’éventuels abus.

Dans le cadre du plan gouvernemental face à la hausse des prix à la pompe, plus de 630 stations-service ont été contrôlées, et 5 % d’entre elles ont fait l’objet de sanctions, selon les chiffres communiqués le 12 mars par la répression des fraudes.

Cette prise de position intervient après les déclarations de Thierry Cotillard, dirigeant du Groupement Mousquetaires/Intermarché, qui avait appelé sur RTL à une intervention de l’État auprès des raffineurs, notamment TotalEnergies.

Il évoquait notamment l’achat, quelques semaines plus tôt, de « 70 cargaisons » de pétrole à des conditions avantageuses, en référence à des informations publiées par le Financial Times, selon lesquelles le groupe aurait acquis en mars une large part du pétrole exportable du Moyen-Orient, sans passer par le détroit d’Ormuz.

Vendredi 3 avril 2026, le gazole (principal carburant routier en France) s’affichait à 2,282 euros le litre en moyenne, d’après une estimation de l’AFP basée sur les données de près de 8.500 stations, contre 1,72 euro avant le début du conflit au Moyen-Orient.

Face à cette hausse marquée, le Premier ministre a indiqué envisager de nouvelles mesures « ciblées », dans l’attente de propositions gouvernementales annoncées pour le début de la semaine suivante.

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