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BTP : le gouvernement ouvre le prêt Flash Carburant aux entreprises

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Face aux répercussions économiques de la guerre entre l’Iran, Israël et les États-Unis, le gouvernement annonce un nouveau soutien ciblé pour les entreprises du bâtiment et des travaux publics. Depuis ce mercredi 13 mai 2026 à 20 heures, les TPE et PME du secteur du BTP peuvent accéder au prêt Flash Carburant de Bpifrance, jusque-là réservé aux secteurs les plus exposés comme les transports, l’agriculture ou la pêche.

  • Cette décision intervient dans un contexte de forte hausse des prix du carburant et des matières premières, aggravée par la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz.
  • Les artisans et petites entreprises du BTP, très dépendants du gazole non routier (GNR) pour leurs engins et véhicules utilitaires, se retrouvent particulièrement fragilisés.

Le prêt Flash Carburant étendu aux entreprises du BTP

Mis en place le 13 avril 2026, le prêt Flash Carburant vise à soutenir la trésorerie des entreprises confrontées à l’envolée des coûts énergétiques. Selon le gouvernement, près de 7 000 dossiers ont déjà été déposés depuis son lancement, représentant plus de 30 millions d’euros de demandes en cours d’instruction par Bpifrance.

Le dispositif sera désormais ouvert aux entreprises du BTP sous plusieurs conditions. Le prêt sera réservé aux TPE et PME exerçant dans le secteur, créées depuis plus d’un an et capables de fournir au moins douze mois de documents comptables. Les entreprises devront également disposer d’un compte bancaire professionnel accessible en lecture par Bpifrance et passer par un expert-comptable inscrit à l’Ordre.

Le financement pourra aller de 5 000 à 50 000 euros, sur une durée de 36 mois avec un différé d’amortissement de douze mois. Le taux d’intérêt annoncé est de 3,8 %, sans garantie exigée.

Le dispositif sera également accessible dans les départements et régions d’Outre-mer.

Une aide sur le gazole non routier plafonnée à 4 000 euros

En parallèle, l’exécutif annonce une aide exceptionnelle destinée à compenser une partie du coût du gazole non routier utilisé en mai 2026. Les entreprises éligibles pourront bénéficier d’un soutien de 20 centimes par litre de GNR facturé, dans la limite de 4 000 euros par structure.

Le gouvernement cible principalement les petites entreprises dont les contrats ou marchés ne permettent pas de répercuter rapidement la hausse des coûts du carburant.

Pour accéder à cette aide, les entreprises devront remplir plusieurs critères :

  • employer au maximum 20 salariés ;
  • être à jour de leurs obligations fiscales et sociales ;
  • ne pas être en procédure de sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire ;
  • ne pas présenter de dettes fiscales ou sociales impayées au 31 mars 2026, sauf en cas de plan de règlement respecté.

Le guichet ouvrira du 8 juin au 3 juillet 2026 sur le site des impôts. Les entreprises devront notamment transmettre leurs factures d’achat de GNR ainsi qu’une déclaration sur l’honneur.

Le texte prévoit également un mécanisme de contrôle a posteriori pour les aides dépassant 600 euros. Les montants pourront être récupérés si l’excédent brut d’exploitation 2026 de l’entreprise, après déduction de l’aide, dépasse 98 % de celui de l’exercice précédent.

L’Insee publie les index TP révisés

Autre mesure attendue par les acteurs du secteur : la publication ce mercredi 13 mai des index Travaux Publics révisés par l’Insee.

Dès le 15 avril, l’institut avait diffusé des évolutions provisoires des prix de plusieurs hydrocarbures entrant dans la composition de ces index, notamment le GNR, le bitume, le gaz et le gazole.

Ces données servent de référence dans de nombreux contrats de travaux publics comportant des clauses de révision des prix. Leur actualisation doit permettre aux entreprises de justifier plus facilement les hausses de coûts auprès des donneurs d’ordre publics ou privés.

Une circulaire pour encourager les renégociations de contrats publics

Le gouvernement rappelle enfin qu’une circulaire signée par le Premier ministre a été publiée le 24 avril 2026 afin d’inciter les acheteurs publics à renégocier certains contrats lorsque l’équilibre économique est fortement dégradé par la hausse des coûts.

Cette circulaire concerne notamment les marchés du BTP conclus avec l’État, les collectivités territoriales ou les établissements hospitaliers.

Le texte prévoit plusieurs leviers :

  • la possibilité de renégocier les prix en cas de circonstances imprévisibles ;
  • l’examen favorable des demandes de revalorisation lorsqu’elles sont justifiées ;
  • le recours à des résiliations amiables ;
  • la mise en place de mécanismes de compensation liés à la théorie de l’imprévision.

Avec cet ensemble de mesures, l’exécutif tente de limiter l’impact économique du conflit au Moyen-Orient sur un secteur déjà fragilisé par la hausse des coûts de production et les tensions sur les matières premières.

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