
Le gouvernement durcit les règles de MaPrimeRénov’. Selon le plan d’électrification publié ce jeudi 23 avril, les rénovations globales qui maintiennent un système de chauffage au gaz ne pourront plus bénéficier des aides à la rénovation d’ampleur à compter du 1er septembre 2026.
Jusqu’ici, certains projets de rénovation pouvaient être soutenus financièrement tout en conservant une chaudière fonctionnant au gaz. Ce ne sera bientôt plus possible pour les dossiers relevant des rénovations les plus ambitieuses. Désormais, l’accès aux subventions passera par le remplacement des équipements utilisant une énergie fossile.
Une nouvelle orientation en faveur de l’électricité
Avec cette décision, l’exécutif confirme sa volonté d’accélérer la sortie progressive des chauffages fossiles dans le parc résidentiel. Le gaz reste encore très présent dans de nombreux logements, notamment en maison individuelle et dans certains immeubles collectifs.
- Le gouvernement mise désormais sur des solutions électriques, en particulier les pompes à chaleur, considérées comme un levier pour réduire les émissions liées au chauffage.
- Objectif : atteindre un million de pompes à chaleur françaises installées chaque année d’ici 2030.
Ce que cela change pour les ménages
Concrètement, les propriétaires souhaitant engager une rénovation d’ampleur avec MaPrimeRénov’ devront intégrer un changement de chauffage si leur logement repose encore sur une chaudière au gaz ou sur un autre équipement fossile.
Les ménages qui prévoyaient uniquement des travaux d’isolation tout en conservant leur installation actuelle devront donc revoir leur projet s’ils souhaitent rester éligibles à ce dispositif.
Les professionnels du bâtiment concernés
Cette évolution pourrait également modifier la demande dans le secteur du bâtiment. Les installateurs spécialisés dans les équipements électriques et les systèmes thermodynamiques pourraient voir leur activité progresser, tandis que les entreprises positionnées sur les chaudières gaz devront adapter leur offre.
Le calendrier laisse un peu plus d’un an aux particuliers et aux professionnels pour anticiper cette nouvelle étape de la politique de rénovation énergétique.
