
Le projet de décret prévoyant une réduction du plafond de l’aide au premier équipement des apprentis (de 500 à 200 euros) suscitait une vive opposition dans le secteur de la formation professionnelle. Plusieurs organisations, dont l’ANAF, FNADIR et Les Acteurs de la Compétence, ont alerté sur les conséquences concrètes d’une telle mesure.
En ligne de mire : un risque accru de précarisation des apprentis, pour qui cette aide constitue souvent un moyen de financer l’achat de matériel professionnel indispensable (équipements de sécurité, outils techniques, tenues spécifiques).
Une mobilisation du secteur entendue
Face à ces inquiétudes, la ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, Sabrina Roubache, a annoncé le 4 mai vouloir bloquer le projet de décret.
Cette prise de position marque un coup d’arrêt à la réforme envisagée, qui prévoyait également de laisser aux OPCO la possibilité de moduler le montant de l’aide selon les secteurs d’activité.
Maintien du plafond à 500 euros confirmé
Au-delà du blocage du texte, la ministre a précisé que :
- les crédits ne seraient pas réduits pour les apprentis entrant en CFA à la rentrée 2026 ;
- le maintien de l’aide à hauteur de 500 euros par apprenti serait pérennisé.
Une annonce qui vise à sécuriser à la fois le pouvoir d’achat des jeunes et l’accès à certaines formations nécessitant un investissement matériel conséquent dès l’entrée en parcours.
Un signal politique… à confirmer dans les faits
Les organisations mobilisées ont salué cette déclaration, tout en restant vigilantes sur sa traduction réglementaire. L’ANAF indique notamment poursuivre sa mobilisation afin de s’assurer que cet engagement se concrétise durablement.
Cette séquence illustre, une nouvelle fois, la sensibilité des équilibres économiques autour de l’apprentissage, où les arbitrages budgétaires peuvent avoir des effets directs sur l’accès aux formations.

