
Selon une information révélée par RMC le 5 mai 2026, le congé de naissance pourrait bientôt être allongé à trois mois pour les jeunes parents. Cette piste figure dans une note du Haut-Commissariat au Plan portée par Clément Beaune, ancien ministre délégué aux Transports et actuel haut-commissaire au Plan.
À partir du 1er juillet 2026, les parents pourront déjà bénéficier de deux mois supplémentaires de congé de naissance par parent. Cette réforme vise à favoriser un meilleur partage des responsabilités après l’arrivée d’un enfant et à réduire les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes.
Mais une nouvelle évolution est désormais évoquée. D’après les informations de RMC, le Haut-Commissariat au Plan propose d’ajouter un troisième mois de congé. Celui-ci ne serait toutefois accordé qu’à une condition : le père devrait prendre au moins un mois de congé. L’idée est d’encourager davantage les hommes à s’impliquer dès la naissance de l’enfant.
Interrogé par RMC le 5 mai, Clément Beaune estime que les dispositifs les plus efficaces à l’étranger reposent sur des périodes de congé non transférables entre les parents. Il cite notamment l’exemple de la Suède, où chaque parent doit prendre une partie du congé pour que le système fonctionne pleinement. Selon lui, cette organisation permet de mieux répartir la charge familiale et facilite le retour à l’emploi des mères.
Comment le congé de paternité a évolué en France
Le congé de paternité a fortement évolué en France ces dernières décennies. Au début des années 2000, les pères ne disposaient que de trois jours de congé rémunérés par l’employeur.
En 2002, un congé de paternité de onze jours indemnisé par la Sécurité sociale avait été instauré pour les salariés, les indépendants et les demandeurs d’emploi.
Nouvelle étape en 2021 : sa durée a été portée à vingt-cinq jours, dont quatre obligatoires et vingt-et-un facultatifs pouvant être fractionnés.
Aujourd’hui, ce dispositif est largement entré dans les habitudes. Selon l’Ined, 81 % des pères y ont recours.

