Plus de la moitié des Français n’aiment pas leur travail

Une étude révèle que plus de 52 % des Français n’aiment pas leur travail, préférant souvent un meilleur salaire à un emploi épanouissant. La recherche d’un équilibre entre rémunération et satisfaction professionnelle est prédominante, avec 71 % refusant de diminuer leurs revenus pour un poste gratifiant. Ce désengagement professionnel est largement influencé par des préoccupations…

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©kieferpix de Getty Images

Plus d’un actif sur deux déclare ne pas aimer son travail. Pourtant, lorsqu’il s’agit de choisir entre un métier épanouissant et une meilleure rémunération, le salaire reste largement déterminant. C’est ce que révèle une étude menée par HOW MUCH auprès de 2 615 actifs français.

La promesse du « travail passion » semble perdre du terrain face aux préoccupations financières. Inflation, coût du logement, dépenses du quotidien : pour beaucoup de salariés, la stabilité économique passe avant l’épanouissement professionnel.

Plus de la moitié des Français n’aiment pas leur travail

Selon le sondage, 52 % des Français affirment que leur travail ne leur plaît pas. Dans le détail, 29 % répondent « non, plutôt pas » et 23 % « non, pas du tout ». À l’inverse, seuls 47 % disent encore trouver du plaisir dans leur activité professionnelle.

Ces résultats traduisent un rapport au travail plus fragile qu’auparavant. Les attentes autour du sens, de l’équilibre de vie ou encore de la reconnaissance restent fortes, mais elles se heurtent souvent à la réalité économique.

Dans le communiqué, Sandrine Dorbes, créatrice de HOW MUCH et spécialiste des politiques de rémunération, souligne d’ailleurs que les salariés recherchent à la fois davantage de plaisir au travail et davantage de sécurité financière.

Les salariés recherchent surtout un compromis

Interrogés sur leurs préférences, 45 % des répondants expliquent vouloir avant tout trouver un équilibre entre intérêt du poste et niveau de rémunération.

Les positions plus tranchées restent minoritaires :

  • 25 % préfèreraient gagner plus, même avec un travail peu attractif ;
  • 19 % accepteraient un salaire plus faible pour exercer un métier qui leur plaît vraiment ;
  • 11 % estiment que leur choix dépendrait de leur situation personnelle.

Le modèle du salarié prêt à tout sacrifier pour « vivre de sa passion » apparaît donc relativement marginal. La majorité cherche plutôt une forme de stabilité mêlant revenus suffisants et intérêt minimal pour le poste occupé.

Le salaire reste un critère décisif

L’étude montre surtout que les Français restent très attachés à leur niveau de rémunération.

  • Ainsi, 71 % des personnes interrogées ne se disent pas prêtes à accepter une baisse de salaire pour exercer un métier davantage épanouissant. Parmi elles, 38 % refusent catégoriquement cette idée.
  • À l’inverse, seuls 27 % accepteraient de gagner moins pour un travail offrant davantage de satisfaction personnelle.
  • Autre enseignement marquant : 85 % des répondants accepteraient un travail qui ne leur plaît pas en échange d’un salaire nettement plus élevé. Plus de la moitié d’entre eux précisent toutefois que l’augmentation devrait être « très importante ».

Combien faut-il pour accepter un travail moins intéressant ?

Le montant de la hausse salariale joue évidemment un rôle central.

Selon l’enquête :

  • 35 % des Français accepteraient un poste moins stimulant uniquement contre une augmentation supérieure à 30 % ;
  • 19 % accepteraient entre 20 % et 30 % de hausse ;
  • 12 % se contenteraient d’une augmentation comprise entre 10 % et 20 %.

Seuls 12 % considèrent qu’aucune augmentation ne pourrait compenser un travail moins intéressant.

Ces chiffres montrent que le désengagement professionnel peut être compensé financièrement pour une large partie des salariés, à condition que la contrepartie soit jugée suffisante.

Quitter un emploi mieux payé reste rare

Le passage à l’acte demeure limité lorsqu’il s’agit de renoncer volontairement à un meilleur salaire.

L’étude révèle que :

  • 11 % des Français ont déjà quitté un emploi mieux rémunéré pour un poste plus épanouissant ;
  • 25 % envisagent actuellement de le faire ;
  • 35 % ne l’ont jamais envisagé.

Le poids des contraintes économiques semble donc freiner de nombreux projets de reconversion ou de changement de carrière.

Une étude menée auprès de plus de 2 600 actifs

Cette enquête a été réalisée en ligne entre le 28 avril et le 6 mai 2026 auprès de 2 615 actifs français âgés de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas afin de refléter la population active nationale.

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