Ce fonds, mis en place par l’État, vise à soutenir les créateurs et repreneurs d’entreprises en difficulté. Depuis le 1er janvier 2025, le plafond maximal, auparavant fixé à 12.000 €, a été porté à 17.000 €.
Le microcrédit professionnel est une forme de prêt destinée aux entreprises de petite taille (moins de trois salariés) situées en France et rencontrant des obstacles pour accéder aux financements classiques. Selon les besoins, il peut compléter un autre emprunt ou constituer la principale source de financement du projet. Depuis le 1er janvier 2025, le plafond maximal, auparavant fixé à 12.000 €, a été porté à 17.000 €.
Ce dispositif, supervisé par la Banque de France, est distribué par des organismes habilités présents sur tout le territoire, tels que l’association pour le droit à l’initiative économique (ADIE), l’association Créa-sol et d’autres acteurs bancaires spécialisés.
L’octroi de ce prêt dépend d’une évaluation préalable du projet entrepreneurial et prévoit un remboursement sur une durée maximale de cinq ans. Une garantie est exigée pour couvrir entre 50 % et 80 % du montant emprunté, avec la possibilité de solliciter le Fonds de cohésion sociale.
De nombreuses structures, qu’elles soient publiques ou associatives, accompagnent les entrepreneurs dans leurs démarches liées au microcrédit. Ces aides incluent l’élaboration de la demande, la gestion des fonds et le remboursement. Parmi ces structures figurent les chambres de commerce et des métiers, les missions locales, France Active, Initiative France, Réseau Entreprendre, BGE, Familles Rurales, entre autres.
Par ailleurs, il existe également un système de microcrédit personnel destiné aux particuliers.
L’évolution du plafond
La hausse du plafond des microcrédits professionnels, actée par le décret n° 2024-1123 du 4 décembre 2024, prolonge une expérimentation menée entre septembre 2020 et août 2024. Cette phase de test, réalisée dans plusieurs territoires ultramarins (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion, Mayotte, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna), avait déjà relevé le plafond de 12.000 € à 15.000 €.
Fort des résultats positifs de cette expérimentation, le montant maximal a été augmenté à 17.000 € sur tout le territoire national. Toutefois, le montant exact accordé reste adapté à chaque projet.
À titre d’exemple, en 2023, le prix du microcrédit professionnel de la Banque de France a été attribué à une entreprise de l’Aisne spécialisée dans le compost. Accompagnée par l’ADIE, cette structure avait bénéficié d’un prêt de 4.750 € pour financer l’acquisition d’un véhicule.
