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Ruptures conventionnelles au 2ᵉ trimestre 2025 : un léger rebond porté par les services

©Samsam Artistudio / Getty Images / Illustration

Seize ans après sa création, la rupture conventionnelle reste une spécificité française : un outil de séparation concertée entre salarié et employeur, souple, mais encadré.

Sa légère progression au deuxième trimestre 2025 montre qu’elle continue de répondre à un besoin réel de flexibilité, tant pour les entreprises que pour les salariés en quête de nouvelles perspectives.

Au deuxième trimestre 2025, la Dares enregistre une reprise mesurée du recours à la rupture conventionnelle (publication du 9 octobre 2025).

Avec 130.300 procédures signées dans le secteur privé (hors agriculture et particuliers employeurs), leur nombre progresse de 1,3 % par rapport au trimestre précédent.

Ce volume marque un retour au niveau observé à l’automne 2024, confirmant la stabilité d’un dispositif désormais bien ancré dans les pratiques de sortie d’entreprise.

Cette hausse s’inscrit dans un contexte de marché du travail contrasté. Les embauches continuent d’augmenter légèrement (+1,1 %) tandis que les démissions reculent (-2,9 %).

Les départs négociés restent, pour leur part, plus fréquents que les licenciements, qui progressent de 2,5 % sur la même période.

Ce mouvement traduit une volonté partagée, du côté des employeurs comme des salariés, de privilégier la voie du dialogue dans la rupture du contrat de travail.

Les services, principaux moteurs de la dynamique

Comme les trimestres précédents, les services demeurent le cœur de la dynamique. Le commerce, l’hébergement-restauration et les services aux entreprises concentrent plus de 40 % des ruptures conventionnelles signées.

Ces secteurs, marqués par une forte mobilité et un renouvellement constant des effectifs, restent les plus enclins à recourir à cette forme de séparation à l’amiable.

À l’inverse, l’industrie et le transport conservent des niveaux de recours plus faibles, souvent en raison de structures plus stables et d’une gestion interne plus cadrée des ressources humaines. La rupture conventionnelle, davantage utilisée dans les environnements tertiaires, s’impose comme un levier de transition professionnelle ou de reconversion.

Des départs souvent suivis d’une période de chômage

La Dares rappelle que la majorité des ruptures conventionnelles se traduisent par une inscription à France Travail. Sur le trimestre, environ 40.000 personnes ont demandé une allocation chômage après la signature d’un tel accord.

Ce chiffre, relativement stable, confirme que la rupture conventionnelle reste une porte d’entrée fréquente vers une période de transition professionnelle, avant un retour à l’emploi ou un changement d’orientation.

Sur l’ensemble de l’année 2024, près des deux tiers des salariés concernés avaient perçu une indemnisation. Ce taux élevé illustre à la fois l’attractivité du dispositif et sa place dans les trajectoires de carrière actuelles, où la mobilité volontaire est de plus en plus valorisée.

Un sujet toujours sensible pour les finances publiques

Si la rupture conventionnelle séduit par sa souplesse et sa sécurité juridique, elle continue de susciter le débat sur le plan budgétaire. Le coût pour l’assurance chômage est estimé à environ 10 milliards d’euros par an, une somme non négligeable dans un contexte de contrainte sur les finances publiques.

Cette réalité alimente les réflexions en cours autour de possibles ajustements du dispositif, sans remettre en cause son existence ni sa popularité.

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