Accueil » Démission et période d’essai : qu’en est-il des allocations chômage ?

Démission et période d’essai : qu’en est-il des allocations chômage ?

©Jenn Miranda via Canva.com.

Vous avez retrouvé un emploi après un licenciement, mais ce nouveau poste ne vous convient pas et vous songez à rompre votre période d’essai. Pouvez-vous tout de même percevoir vos allocations chômage ?

Principe général : la démission pendant la période d’essai assimilée à une démission classique

En règle générale, la rupture de la période d’essai à l’initiative du salarié est considérée comme une démission. Or, une démission ne donne pas droit aux allocations chômage, car elle résulte d’un choix volontaire de quitter son emploi.

C’est le principe de base de l’assurance chômage : l’indemnisation est réservée aux personnes privées involontairement de leur emploi (licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle, etc.)

Source : Unédic

Exception majeure : la démission après un licenciement récent

Une exception importante existe depuis avril 2025 : si vous avez été licencié de votre emploi précédent, que vous avez retrouvé un travail sans vous inscrire à France Travail entre les deux contrats, et que vous démissionnez de ce nouvel emploi dans les 88 premiers jours travaillés (soit environ 4 mois), vous pouvez conserver vos droits à l’allocation chômage.

Cette règle s’applique même si la démission intervient pendant la période d’essai.

Source : France Travail

Conditions à remplir :

  • Votre précédente perte d’emploi doit être involontaire (licenciement, rupture conventionnelle, fin de CDD).
  • Vous n’avez pas été inscrit comme demandeur d’emploi entre les deux contrats.
  • Vous démissionnez dans les 88 jours travaillés (ou 610 heures) depuis votre embauche dans le nouvel emploi.
  • Vous aviez déjà ouvert des droits à l’assurance chômage après votre licenciement.

Les autres cas de démissions légitimes

D’autres situations, dites de « démissions légitimes », peuvent aussi ouvrir droit au chômage, comme le suivi de conjoint pour déménagement, la création ou reprise d’entreprise, ou encore des raisons médicales graves.

Ces cas sont listés par France Travail et l’Unédic, et doivent être justifiés par des preuves.

Si c’est l’employeur qui rompt la période d’essai

Dans ce cas, vous serez considéré comme privé involontairement d’emploi et pourrez bénéficier des allocations chômage, sous réserve de remplir les conditions d’affiliation habituelles.

Source : Unédic


En résumé :

  • Démission pendant la période d’essai après un licenciement : droit aux allocations chômage si la démission intervient dans les 88 premiers jours travaillés et que vous n’avez pas été inscrit à France Travail entre les deux contrats.
  • Démission après 88 jours : perte des droits, sauf démission légitime.
  • Rupture par l’employeur : droit aux allocations chômage.

Pour plus de détails ou pour vérifier votre éligibilité, consultez directement le site de France Travail ou contactez un conseiller.


Agenda Appel à candidature Apprentissage Arrêt maladie Artisanat Ce qui change CMA France Cour de cassation Cybersécurité Dares Formation France Travail Gestion d'entreprise IA Influence politique Législation Micro entreprise Métiers d'art Numérique Organisations professionnelles Salaires Santé Santé mentale Tendances économiques Urssaf

En savoir plus sur TPE ACTU

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

Recevez directement nos articles dans votre boîte mail !

Poursuivre la lecture