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Élections municipales 2026 : quels sont les droits des salariés ?

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Une main insère un bulletin de vote blanc dans une urne transparente sur fond bleu.
©Pixelshot

Les prochaines élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars 2026. Pour de nombreux salariés, ces scrutins peuvent soulever des questions très concrètes : peut-on s’absenter pour faire campagne ? Comment voter si l’on travaille le dimanche ?

Bonne nouvelle : les droits des salariés candidats ont été renforcés fin 2025, et le Code du travail encadre aussi clairement la situation des salariés électeurs.

Salarié candidat : des absences facilitées pour faire campagne

Un salarié qui se présente aux élections municipales bénéficie d’un droit spécifique à absence afin de participer à la campagne électorale.

Depuis décembre 2025, la durée maximale d’absence autorisée est portée à 20 jours ouvrables pour l’ensemble de la campagne.

Pour en bénéficier, certaines conditions doivent toutefois être respectées :

  • le salarié doit prévenir son employeur au moins 24 heures avant le début de chaque absence ;
  • chaque absence doit correspondre à au minimum une demi-journée.

Ces absences ne sont pas rémunérées, mais plusieurs aménagements sont possibles. Elles peuvent notamment donner lieu à une récupération, sous réserve d’un accord avec l’employeur, ou être imputées sur les congés payés si le salarié le souhaite.

À noter également : même non payées, ces journées d’absence sont assimilées à du temps de travail effectif pour le calcul de l’ancienneté et des droits à congés payés.

Salarié électeur : le droit de voter doit être garanti

Les élections municipales se déroulant un dimanche, la question se pose pour les salariés qui travaillent habituellement ce jour-là.

Le Code du travail est clair : l’employeur doit prendre toute mesure nécessaire pour permettre aux salariés d’exercer personnellement leur droit de vote lors des scrutins nationaux et locaux organisés le dimanche (article L. 3132-25-4).

Concrètement, cela signifie que l’employeur :

  • ne peut pas imposer au salarié de voter par procuration ;
  • doit permettre au salarié de se rendre physiquement aux urnes, notamment les 15 et 22 mars 2026.

Aménagements possibles côté employeur

Pour respecter ce droit fondamental, plusieurs solutions peuvent être envisagées en pratique :

  • un décalage des horaires de travail le jour du scrutin ;
  • la mise en place d’un roulement entre salariés ;
  • une organisation temporaire du service permettant à chacun de s’absenter le temps nécessaire pour voter.

Ces ajustements relèvent de la responsabilité de l’employeur, qui doit concilier continuité de l’activité et respect du droit de vote des salariés.

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