
L’augmentation du Smic est désormais officielle. L’arrêté actant la revalorisation du salaire minimum interprofessionnel de croissance a été publié au Journal officiel. À compter du 1er juin 2026, le Smic brut horaire passera à 12,31 euros, contre 12,02 euros actuellement.
Cette hausse de 2,41 % portera le Smic mensuel brut à 1 867,02 euros sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires.
Une hausse anticipée du salaire minimum
Le gouvernement avait annoncé ces derniers jours une revalorisation anticipée du Smic. Cette augmentation intervient dans un contexte marqué par la poursuite des tensions sur le pouvoir d’achat et la progression des prix observée ces derniers mois.
Comme le prévoit le Code du travail, le Smic peut être revalorisé automatiquement lorsque l’inflation subie par les ménages les plus modestes dépasse un certain seuil. L’exécutif peut également décider d’un « coup de pouce » supplémentaire.
À partir du 1er juin 2026 :
- le Smic brut horaire sera fixé à 12,31 euros ;
- le Smic brut mensuel atteindra 1 867,02 euros ;
- la hausse sera de 2,41 %.
Un impact direct pour les employeurs
Cette augmentation concerne l’ensemble des salariés rémunérés au niveau du Smic. Les employeurs devront donc mettre à jour les bulletins de paie concernés dès le mois de juin.
Certaines grilles salariales de branches professionnelles pourraient également devoir être ajustées lorsque les premiers niveaux de rémunération passent sous le nouveau Smic.
Cette revalorisation aura aussi des conséquences sur plusieurs dispositifs calculés à partir du salaire minimum, notamment certains plafonds d’exonération ou aides sociales.
Le gouvernement annonce un gel des allègements généraux
En parallèle de cette hausse, le gouvernement a annoncé le gel du barème des allègements généraux de cotisations patronales.
Jusqu’à présent, ces allègements évoluaient mécaniquement avec les revalorisations du Smic. Mais l’exécutif souhaite maintenir le barème applicable depuis le 1er janvier 2026 afin de limiter le coût budgétaire lié à l’augmentation du salaire minimum.
Un décret doit être publié dans les prochains jours pour préciser les modalités de ce gel.
Cette décision pourrait avoir des conséquences concrètes pour les entreprises employant des salariés proches du Smic, en réduisant l’effet compensatoire habituellement lié aux exonérations de charges patronales.

