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Canicule : dans quels départements les chantiers peuvent-ils commencer dès 5 h ou 6 h du matin ?

2–3 minutes
©saravut vanset / Pexels

Face à la vague de chaleur qui traverse la France, plusieurs préfectures adaptent les horaires des chantiers afin de limiter l’exposition des salariés aux températures les plus élevées. Dans les départements placés en vigilance rouge, les travaux sont désormais avancés au petit matin et peuvent être interrompus dès la mi-journée.

Des horaires aménagés pour protéger les salariés du BTP

  • Depuis plusieurs jours, une canicule d’une intensité exceptionnelle touche une grande partie du territoire. Dans certaines communes, les températures approchent ou dépassent les 40 °C.
  • Même si Météo-France annonce un rafraîchissement progressif avec l’arrivée d’orages, les conditions de travail restent particulièrement difficiles pour les professions exerçant en extérieur.

Les entreprises du bâtiment et des travaux publics figurent parmi les plus concernées. En plein soleil, les risques liés à la chaleur augmentent fortement : déshydratation, coups de chaleur, baisse de vigilance ou encore accidents du travail.

Afin de réduire cette exposition, les pouvoirs publics ont demandé aux préfets de prendre des mesures d’organisation des chantiers, rapporte Le Moniteur.

Des chantiers dès l’aube dans plusieurs départements

Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a recommandé aux préfets des départements placés en vigilance rouge de faire suspendre les chantiers durant les heures les plus chaudes de la journée. Plusieurs préfectures ont ainsi avancé les horaires de début des travaux.

En Île-de-France, les chantiers peuvent démarrer dès 5 heures du matin, avec un arrêt des travaux fixé à midi ou à 13 heures selon les arrêtés préfectoraux. La Côte-d’Or applique également un démarrage à 5 heures.

D’autres départements ont retenu un début d’activité à 6 heures, notamment :

  • la Haute-Garonne ;
  • le Puy-de-Dôme ;
  • le Bas-Rhin ;
  • l’Indre-et-Loire ;
  • l’Aveyron ;
  • le Territoire de Belfort.

Ces adaptations permettent aux salariés de travailler durant les heures les moins chaudes de la journée, avant que les températures ne deviennent trop élevées.

Les interventions d’urgence restent possibles

La Fédération nationale des travaux publics (FNTP) rappelle toutefois que certaines opérations ne peuvent pas être interrompues. Elle indique avoir « attiré l’attention des préfectures sur la nécessité pour les entreprises de TP, dans certains cas, d’intervenir en urgence pour protéger les personnes et les biens, par exemple en cas de fuite d’eau ou de gaz menaçant les structures des bâtiments et les infrastructures ».

Les interventions destinées à prévenir un danger immédiat ou à garantir la sécurité des usagers restent donc autorisées, même lorsque des restrictions horaires sont mises en place.

Sources : Le Moniteur, préfectures concernées, Fédération nationale des travaux publics (FNTP).

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