
Mobiliser son compte personnel de formation pourrait bientôt coûter 200 euros de plus. Au 9 octobre 2026, le passage à 350 euros reste toutefois lié au budget 2027 et à ses textes d’application. Salariés et demandeurs d’emploi ne seraient pas soumis aux mêmes règles.
150 euros aujourd’hui, jusqu’à 350 euros annoncés
Le CPF finance une formation grâce aux droits acquis par son titulaire. Mais disposer d’un solde suffisant ne dispense pas nécessairement de payer une partie du prix. Le décret du 30 mars 2026 a fixé la participation obligatoire à 150 euros pour 2026. Publié le 1er avril, il est entré en vigueur le lendemain.
L’annonce d’un montant de 350 euros correspond à une hausse de 200 euros, soit environ 133 %. Ce montant ne doit donc pas être présenté comme le tarif déjà applicable à chaque inscription.
Une inscription en octobre pourrait entraîner un paiement en 2027
Dans son information publiée le 2 octobre, Mon Compte Formation avertit qu’un complément pouvant atteindre 200 euros pourrait être récupéré en 2027 sur les formations validées depuis cette date. Son calcul dépendra des textes définitifs. S’inscrire avant janvier ne garantit donc pas d’éviter le supplément.
Quelles formations échapperaient à la hausse ?
L’article 89 du projet de loi de finances pour 2027 prévoit plusieurs exceptions à la majoration : bilans de compétences, VAE, projets de transition professionnelle et certaines certifications conduisant à des métiers en tension ou relevant de secteurs prioritaires.
Sont notamment cités la défense, l’industrie, la souveraineté alimentaire, la transition écologique, le numérique et le médico-social. La liste des certifications doit être fixée par arrêté. Le seul intitulé commercial d’une formation ne suffira donc pas à établir son classement.
Une formation prioritaire permettrait d’éviter la majoration, sans supprimer automatiquement la participation de base. Pour un salarié sans autre exonération, celle-ci resterait de 150 euros selon les paramètres annoncés.
Un cofinancement peut supprimer la participation
Le projet prévoit une exonération lorsque certains tiers, dont l’employeur, apportent un financement au moins égal à la participation de base, soit 150 euros actuellement. Tous les financements complémentaires n’ouvrent toutefois pas les mêmes droits : certains écartent seulement la majoration.
TPE Actu détaille dans un article dédié l’intérêt d’un cofinancement de 150 euros par l’employeur. Avant d’engager une dépense, mieux vaut comparer le devis, les droits disponibles et l’aide réellement accordée.
Les demandeurs d’emploi ne paieraient pas 350 euros
Aujourd’hui exonérés, les demandeurs d’emploi pourraient devoir régler la participation de base si leur formation n’entre pas dans les cas préservés. Mon Compte Formation précise qu’ils ne seraient pas soumis à la majoration. Une formation prioritaire ou un cofinancement admissible d’au moins 150 euros permettrait de conserver l’exonération. Le bilan de compétences serait, lui, soumis au montant de base, y compris pour ce public.
Le reste à payer peut déjà dépasser 150 euros
La participation forfaitaire ne constitue pas un plafond de dépense personnelle. Selon les règles actuelles de Mon Compte Formation, elle s’intègre au reste à payer lorsque les droits disponibles ne couvrent pas le prix.
Exemple : une formation coûte 1 200 euros et le titulaire dispose de 1 000 euros de droits. Sans aide complémentaire, il lui reste 200 euros à financer. La participation actuelle de 150 euros est comprise dans cette somme : elle ne s’ajoute pas pour porter la facture à 350 euros.
L’employeur ou l’OPCO peut aussi rembourser la participation déjà acquittée, suivant les modalités présentées sur le portail des financeurs. Ce remboursement se distingue d’un abondement versé avant l’achat. L’organisme de formation n’est pas autorisé à proposer lui-même ce remboursement.
Informations vérifiées le 9 octobre 2026. Les dispositions annoncées pour 2027 restent soumises à l’adoption de la loi et à la publication des textes d’application.
