Accueil » L’AGS à l’épreuve des défaillances record en 2024

L’AGS à l’épreuve des défaillances record en 2024

©Photo : Canva.com

En 2024, l’AGS a soufflé sa 50e bougie… en pleine bourrasque. Loin d’une simple commémoration, l’année anniversaire du régime de garantie des salaires a coïncidé avec une explosion des défaillances d’entreprises. Plus de 2,1 milliards d’euros avancés, 250.000 salariés soutenus, 25.800 affaires ouvertes : jamais depuis sa création en 1974, l’AGS n’avait été autant sollicitée.

Mais loin de céder, l’Association a choisi de transformer cette pression en levier de transformation. Une autonomisation structurelle, une modernisation à grande échelle, et un renforcement inédit des partenariats ont marqué ce tournant stratégique.

« L’année 2024 restera une année charnière dans l’histoire de l’AGS », reconnaît Christian Nibourel, président du conseil d’administration. Loin d’être symbolique, le cinquantenaire s’est doublé d’une mutation profonde : séparation institutionnelle d’avec l’Unédic, changement de gouvernance, et création de nouveaux pôles stratégiques (Innovation, Finances…).

Mais le plus marquant reste l’ampleur de l’intervention sociale. L’Île-de-France, PACA ou encore le Grand Est concentrent une part croissante des salariés aidés, dans un contexte de fragilité économique généralisée. L’AGS est intervenue dans 84 % des cas au profit de TPE, et ce sont surtout des salariés de 42 ans, en CDI, qui ont bénéficié d’une avance moyenne de 8.518 €.

Les dépôts de marques explosent en France : pourquoi les entreprises protègent davantage leurs créations

En 2025, l’INPI observe une dynamique positive avec une augmentation de 14,1 % des dépôts de marques, atteignant 103 645 demandes. Les entreprises françaises investissent davantage dans leurs actifs immatériels, essentiels face à une concurrence accrue. Cette tendance inclut aussi une hausse des dépôts de brevets, signalant un optimisme entrepreneurial croissant.

Incendies : les CCI activent une cellule d’urgence pour accompagner les entreprises sinistrées

Alors que plusieurs incendies majeurs continuent de ravager le territoire, le réseau des Chambres de commerce et d’industrie (CCI) déploie des dispositifs d’urgence pour soutenir les entreprises dont l’activité est perturbée. Des cellules de crise sont notamment opérationnelles en Gironde, dans les Landes et les Hautes-Alpes. ⚫ La Gironde passe en vigilance noire pour les…

Incendies en Gironde : l’Urssaf active des aides d’urgence pour les entreprises et les indépendants touchés

L’Urssaf met en place des mesures exceptionnelles pour soutenir les entreprises et travailleurs indépendants affectés par les incendies. Cela inclut des reports de cotisations sans pénalités, la possibilité de réduire les cotisations provisionnelles et une aide financière allant jusqu’à 2 000 euros. Les demandes se font en ligne ou par téléphone.

Une réponse à la hauteur de la pression

Pour tenir la barre, l’AGS a dû adapter ses équilibres financiers. Le taux de cotisation des entreprises a été relevé deux fois dans l’année, atteignant 0,25 % au 1er juillet. Un ajustement indispensable pour faire face à une hausse de 23 % des avances et à des récupérations en progression de 72 %.

Malgré cette montée en charge, les délais d’intervention sont restés exemplaires : 99,5 % des demandes sont traitées en moins de cinq jours, dont plus de 80 % en seulement deux. « Nous avons su préserver notre capacité d’intervention tout en renforçant notre efficacité opérationnelle », note Antonin Blanckaert, directeur général.

Le cinquantenaire comme catalyseur de transformation

Le cinquantenaire a aussi été l’occasion d’engager un virage stratégique, notamment autour de deux axes : le Campus AGS, vitrine de l’engagement envers les jeunes, et le Pacte d’avenir signé avec le CNAJMJ.

Le Campus AGS s’est concrétisé par des partenariats avec les universités (Aix-Marseille, Toulouse, Montpellier), l’ENM, et une série de stages immersifs. Objectif : former les futurs praticiens du droit des entreprises en difficulté.

Le Pacte d’avenir, quant à lui, initie une coopération renforcée entre AGS et mandataires/administrateurs judiciaires, autour de cinq axes : simplification des flux, lutte contre la fraude, transparence, refonte des SI et mesure de l’efficacité du système. Signé en juin 2024 en présence du garde des Sceaux, il symbolise une nouvelle ère pour la gestion des entreprises en crise.

Modernisation, numérique et lutte contre la fraude

Côté outils, l’AGS a entamé une refonte complète de son système de gestion (IRIS), et déployé un ensemble de solutions numériques autour de la datavisualisation, de la cybersécurité et de la conformité RGPD. Le programme allie sobriété numérique et performance, avec une ambition claire : faire de la donnée un levier de pilotage et de résilience.

Sur le terrain, la lutte contre la fraude est montée en puissance : +15 % de détections, pour un préjudice global estimé à 16,1 millions d’euros. Les partenariats locaux se sont multipliés, en particulier avec les CODAF et l’APESA, dans une logique de protection intégrée des entreprises et de leurs dirigeants.

Agenda Appel à candidature Apprentissage Arrêt maladie Artisanat Cour de cassation Cybersécurité Dares Entreprises du BTP France Travail Gestion d'entreprise IA Influence politique Législation Micro entreprise Métiers d'art Numérique Organisations professionnelles Salaires Santé Santé mentale Sécurité en entreprise Tendances économiques Télétravail Urssaf

En savoir plus sur TPE ACTU

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

Recevez directement nos articles dans votre boîte mail !

Poursuivre la lecture