En avril 2025, le Baromètre Unédic a publié une étude approfondie sur la manière dont les jeunes de moins de 30 ans perçoivent le chômage et l’emploi en France. Cette étude, réalisée en collaboration avec le cabinet Elabe, révèle des contrastes importants entre les perceptions des jeunes et celles du reste de la population.
- Perception pessimiste de l’emploi : Les moins de 30 ans partagent une vision pessimiste de la situation de l’emploi, similaire à celle du reste de la population.
- Optimisme relatif pour l’avenir professionnel : Malgré un sentiment de risque accru de chômage, ils expriment une confiance notable dans leur avenir professionnel.
- Confiance dans la capacité à retrouver un emploi : Ils sont relativement confiants dans leur capacité à retrouver un emploi, malgré les incertitudes économiques.
Les moins de 30 ans ont une vision plutôt pessimiste de la situation de l’emploi, similaire à celle du reste de la population.
Selon l’étude, 50 % estiment que la situation de l’emploi se dégrade, une proportion comparable à celle des autres tranches d’âge.
Cette perception pessimiste est cohérente avec l’évolution du taux de chômage depuis 2020.
Optimisme relatif pour l’avenir professionnel
Malgré un sentiment de risque accru de chômage, ils expriment une confiance notable dans leur avenir professionnel. L’étude révèle que 16 % des jeunes se déclarent « très optimistes » quant à leur avenir professionnel, une proportion plus élevée que celle des autres tranches d’âge.
Cet optimisme est particulièrement marqué chez les jeunes en emploi.
Un risque de chômage fortement ressenti
La perception de risque de chômage est plus élevée que les autres tranches d’âge. Plus de 4 jeunes sur 10 attribuent une probabilité de 6 ou plus sur 10 de connaître une période de chômage au cours des deux prochaines années. Ce sentiment est encore plus prononcé chez les personnes qui occupent un emploi.
Malgré les incertitudes économiques, ils sont relativement confiants dans leur capacité à retrouver un emploi.
L’étude révèle que 56 % attribuent une note de 6 ou plus sur 10 à leur capacité à retrouver un emploi, une proportion plus élevée que celle des autres tranches d’âge.
Des perceptions singulières du chômage et de l’assurance chômage
Les jeunes sont plus susceptibles de pointer des causes du chômage relevant de la responsabilité des entreprises et moins enclins à faire porter la responsabilité sur les chômeurs eux-mêmes.
De plus, ils sont moins disposés à partager le point de vue selon lequel « la plupart des chômeurs fraudent pour toucher des allocations » et s’opposent plus fortement à l’idée selon laquelle les « chômeurs sont des assistés ».
Méthodologie de l’Étude
Cette étude a été réalisée en ligne, avec l’institut Elabe, du 4 au 27 septembre 2024. Elle a été menée auprès d’un échantillon de 4522 individus, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.
À noter que les détails de la méthodologie et d’échantillonnage sont indiqués dans le document présentant l’étude complète (accessible en bas d’article).
À retenir
- Les moins de 30 ans partagent une vision pessimiste de la situation de l’emploi, similaire à celle du reste de la population.
- Malgré un sentiment de risque accru de chômage, les jeunes expriment une confiance notable dans leur avenir professionnel.
- Les jeunes perçoivent un risque de chômage plus élevé que les autres tranches d’âge.
- Les jeunes sont relativement confiants dans leur capacité à retrouver un emploi, malgré les incertitudes économiques.
- Les jeunes ont des perceptions singulières du chômage, des demandeurs d’emploi et de l’assurance chômage.
