
Alors qu’un dispositif de régulation majeur arrive à son terme fin 2025, l’exécutif se veut rassurant pour les consommateurs. Selon le ministère de l’Économie, les factures d’électricité devraient rester globalement stables pour la majorité des ménages français au cours des années 2026 et 2027.
À compter du 1er janvier prochain, un nouveau cadre remplacera un mécanisme particulièrement protecteur en vigueur depuis plus d’une décennie.
Malgré ce changement, le ministère de l’Économie estime que cette transition ne se traduira pas par une hausse des tarifs pour la plupart des foyers.
En cause : les prix actuellement bas de l’électricité française, majoritairement décarbonée, sur les marchés de gros, qui devraient limiter les répercussions sur les factures finales, a précisé le ministère à AFP.
Dans les faits, le passage à ce nouveau mécanisme ne devrait pas modifier les tarifs réglementés de vente de l’électricité sur les deux prochaines années.
Ces tarifs concernent près de 19,75 millions de clients, soit un peu plus de la moitié des ménages.
Jusqu’à présent, le dispositif Arenh obligeait EDF à céder une part importante de sa production nucléaire à ses concurrents et à certains grands industriels à un prix fixé à 42 euros le mégawattheure, afin de garantir une concurrence conforme aux règles européennes.
Un nouveau cadre présenté comme équilibré
La disparition de l’Arenh au 31 décembre 2025 ouvre la voie à un système présenté par le gouvernement comme un compromis.
L’objectif affiché est double :
- préserver le pouvoir d’achat des consommateurs,
- permettre de financer les investissements nécessaires à l’évolution du parc énergétique, notamment le nucléaire.
Désormais, EDF pourra commercialiser sa production nucléaire de manière plus flexible, en fonction des conditions de marché.
En contrepartie, si les recettes générées dépassent certains niveaux, une partie sera prélevée puis redistribuée à l’ensemble des consommateurs, particuliers comme entreprises.
Ce dispositif, baptisé versement nucléaire universel (VNU), fait toutefois l’objet de critiques, notamment en raison de sa complexité.
Concrètement, cette redistribution ne s’appliquera que si les prix de marché franchissent deux seuils successifs, fixés à 78 puis 110 euros le mégawattheure.
Dans ce cas, les recettes excédentaires d’EDF viendraient alléger la facture des clients.
Or, avec des prix de gros actuellement proches de 50 euros le mégawattheure, cette situation semble peu probable à court terme. Une analyse déjà partagée à l’automne par la Commission de régulation de l’énergie, qui n’anticipait pas de redistribution dès 2026.
Source : AFP

