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1.352 établissements fermés à cause de la canicule : les parents salariés toujours sans solution

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3–5 minutes
©capture d’écran BFM TV

La canicule qui frappe une large partie de la France provoque des perturbations inédites dans les écoles. Ce lundi 22 juin, « 1.352 écoles ou établissements scolaires sont fermés » sur l’ensemble du territoire, a annoncé le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. Dans le même temps, 4.042 établissements ont dû adapter leur fonctionnement pour faire face à des températures qui dépassent localement les 40 °C.

  • Pour des milliers de familles, ces fermetures se traduisent par une question immédiate : qui garde les enfants lorsque l’école ferme en pleine journée ou n’ouvre pas du tout ?
  • Une problématique qui touche particulièrement les parents salariés, alors qu’aucun dispositif spécifique n’a été mis en place à l’échelle nationale.

Plus de 5.000 établissements perturbés

Le nombre de fermetures a fortement progressé en quelques jours sous l’effet de l’intensification de la vague de chaleur. Selon le ministère de l’Éducation nationale, 1.352 écoles, collèges ou lycées sont aujourd’hui fermés totalement ou partiellement.

Mais les établissements complètement fermés ne représentent qu’une partie des perturbations. Au total, 4.042 autres structures ont mis en place des mesures d’adaptation pour tenter de maintenir l’accueil des élèves dans des conditions acceptables.

Comme l’a précisé Édouard Geffray, ces mesures prennent plusieurs formes. Il s’agit principalement d’aménagements d’horaires, avec des élèves libérés plus tôt dans la journée, souvent dès la mi-journée afin d’éviter les heures les plus chaudes.

Certains établissements ont également recours à d’autres locaux ou à des salles climatisées lorsque cela est possible.

Au total, ce sont donc près de 5.400 établissements qui voient leur fonctionnement modifié par l’épisode caniculaire.

Une organisation impossible pour de nombreux salariés

Si ces mesures visent à protéger les élèves et les personnels, elles déplacent une partie du problème vers les familles.

  • Lorsqu’un enfant doit être récupéré à midi ou lorsqu’une école ferme du jour au lendemain, les parents doivent trouver une solution dans l’urgence.
  • Le télétravail constitue parfois une réponse, mais il reste inaccessible à de nombreux salariés.

Dans le commerce, l’industrie, les transports, la santé, la restauration ou les services à la personne, les absences de dernière minute sont difficiles à gérer et peuvent entraîner des pertes de rémunération lorsque l’employeur ne peut pas accorder de flexibilité.

Contrairement à la période du Covid-19, aucun mécanisme national d’arrêt de travail ou d’activité partielle dédié à la garde d’enfants n’est aujourd’hui prévu en cas de fermeture d’établissement liée à la chaleur.

Des écoles mal préparées aux fortes chaleurs

Ces fermetures mettent également en lumière l’état du parc scolaire français. Une grande partie des bâtiments a été conçue pour affronter le froid hivernal plutôt que les épisodes de chaleur extrême qui deviennent pourtant de plus en plus fréquents.

Dans de nombreuses écoles, les salles de classe ne disposent ni de climatisation, ni de protections solaires suffisantes, ni d’une isolation adaptée. Les collectivités locales se retrouvent alors confrontées à un choix délicat : maintenir l’accueil des élèves dans des locaux surchauffés ou fermer temporairement les établissements.

Le baccalauréat maintenu malgré la vigilance rouge

Autre annonce de ce jour, « les épreuves du baccalauréat prévues le matin sont maintenues ». Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a confirmé que les candidats composeront normalement, y compris dans les départements concernés par la vigilance rouge.

Une décision qui vise à éviter de nouvelles modifications du calendrier des examens tout en profitant des températures généralement plus supportables observées en début de journée.

Un problème appelé à devenir récurrent

Selon les projections de Météo-France (« Le climat futur en France » et le rapport TRACC (Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique)), le changement climatique augmente la probabilité de vagues de chaleur plus fréquentes, plus longues et plus intenses. Dans son scénario de référence pour la France, l’organisme estime que le nombre de jours de canicule pourrait être multiplié par plusieurs d’ici la fin du siècle selon l’évolution des émissions de gaz à effet de serre.

Cette tendance pousse déjà les collectivités à s’interroger sur l’adaptation des bâtiments scolaires, dont une grande partie n’a pas été conçue pour faire face à des températures dépassant régulièrement les 35 °C.

Pour les entreprises comme pour les pouvoirs publics, la question de la continuité de la garde des enfants lors de ces événements pourrait donc devenir un sujet de plus en plus fréquent.

Car derrière les chiffres annoncés par le ministère, ce sont des milliers de parents qui doivent réorganiser leur activité professionnelle en quelques heures. Une difficulté qui s’ajoute à la gestion de la chaleur au travail et qui, pour l’instant, ne bénéficie d’aucune réponse nationale ciblée.

Source : déclaration d’Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, le 22 juin 2026 ; ministère de l’Éducation nationale.

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