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Job d’été : les trois vérifications à ne pas oublier avant d’embaucher un étudiant

3–4 minutes
©Jacob Lund via canva.com

Chaque été, des milliers d’étudiants rejoignent les effectifs des entreprises, commerces, restaurants ou exploitations agricoles pour quelques semaines. Si l’embauche d’un jeune pour un emploi saisonnier paraît simple, elle obéit pourtant à plusieurs règles spécifiques, notamment lorsque le salarié est mineur. Contrat, temps de travail, poste occupé : trois points méritent une attention particulière pour éviter les erreurs.

Un contrat de travail à remettre rapidement

Contrairement à une idée reçue, un job d’été ne bénéficie pas d’un régime particulier. Dans la majorité des cas, il prend la forme d’un contrat à durée déterminée (CDD), soumis aux règles habituelles du Code du travail.

L’employeur doit ainsi justifier d’un motif de recours valable, comme un accroissement temporaire d’activité ou un emploi saisonnier. Le contrat doit comporter les mentions obligatoires prévues pour tout CDD.

Un point de vigilance concerne le délai de remise du document au salarié. Le contrat écrit doit être transmis au plus tard dans les 48 heures suivant l’embauche. Un retard peut exposer l’employeur à des sanctions.

Lorsque le jeune recruté est mineur, l’accord de son représentant légal est également nécessaire.

Des règles spécifiques pour les moins de 18 ans

Les entreprises qui recrutent des adolescents doivent respecter des dispositions particulières destinées à protéger leur santé et leur sécurité.

La rémunération d’un jeune salarié est en principe calculée sur la base du Smic ou du minimum conventionnel applicable dans l’entreprise. Toutefois, des abattements peuvent être prévus pour certains mineurs, sous conditions.

L’âge du salarié influe aussi sur la durée maximale de travail autorisée. Pour les moins de 18 ans, le temps de travail ne peut généralement pas dépasser 8 heures par jour et 35 heures par semaine.

Les jeunes de moins de 16 ans sont soumis à des limites encore plus strictes, avec une durée quotidienne de travail plafonnée à 7 heures.

Le droit au repos fait également l’objet d’une protection renforcée. Une pause d’au moins 30 minutes doit être accordée après 4 h 30 de travail consécutives. Entre deux journées de travail, le repos quotidien doit atteindre au minimum 12 heures pour les jeunes âgés de 16 à 18 ans et 14 heures pour ceux de moins de 16 ans.

Certains postes restent interdits

Tous les emplois ne peuvent pas être confiés à un mineur. Le Code du travail interdit notamment l’exposition à certaines machines dangereuses, à des produits présentant un risque pour la santé ou à des travaux susceptibles de compromettre la sécurité du jeune salarié.

Avant toute embauche, il est donc recommandé de vérifier que les missions envisagées sont compatibles avec l’âge du candidat.

Cette précaution concerne particulièrement les secteurs de l’industrie, du bâtiment, de l’agriculture ou encore de la maintenance, où certaines tâches sont strictement encadrées.

Une visite médicale parfois obligatoire avant l’arrivée du jeune

Autre particularité : le suivi médical.

Pour les salariés mineurs, la visite d’information et de prévention doit intervenir avant la prise de poste. Cette exigence diffère du régime applicable à de nombreux salariés majeurs, pour lesquels le rendez-vous médical peut être organisé après l’embauche dans certains cas.

L’objectif est de s’assurer que le poste proposé ne présente pas de risque particulier pour le jeune travailleur.

Les trois réflexes à adopter avant l’embauche

Pour sécuriser un recrutement saisonnier cet été, les employeurs ont intérêt à vérifier systématiquement trois points :

  • que le contrat de travail est rédigé et remis dans les délais légaux ;
  • que les missions confiées sont autorisées compte tenu de l’âge du salarié ;
  • que l’organisation du temps de travail respecte les plafonds et temps de repos applicables aux mineurs.

Ces contrôles, souvent rapides à effectuer, permettent d’éviter des irrégularités susceptibles de transformer un simple renfort estival en source de difficultés administratives ou contentieuses.

Sources

  • Code du travail (dispositions relatives au travail des jeunes de moins de 18 ans).
  • Légisocial, « Jobs d’été : les points de vigilance pour les employeurs ».
  • Ministère du Travail – Informations sur l’emploi des jeunes et les règles applicables aux travailleurs mineurs.
  • Service-Public.fr – Embauche d’un jeune pendant les vacances scolaires.

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