Le dernier baromètre bilan GES, publié par Greenly, plateforme de comptabilité carbone met en avant une avancée significative des entreprises françaises dans la mesure et la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Comparé à 2022, ce rapport de 2024 illustre une prise de conscience croissante, associée à des efforts renforcés pour répondre aux défis climatiques.
Une adoption accrue du bilan GES
En 2024, 86 % des entreprises interrogées ont réalisé leur bilan GES, contre seulement 20 % en 2022. Ce progrès reflète l’impact des réglementations, comme la directive CSRD, et des pressions exercées par les parties prenantes. La simplification des démarches grâce à des solutions digitalisées a également joué un rôle déterminant dans l’adoption de cette pratique.
Par ailleurs, bien que les très petites entreprises (TPE) ne soient pas soumises à une obligation légale de réaliser un bilan GES, certaines choisissent de s’y engager volontairement. En 2024, la moitié des TPE interrogées avaient entrepris cette démarche, souvent pour anticiper les attentes de leurs partenaires ou valoriser leur engagement en matière de responsabilité sociétale.
Des actions concrètes et une mobilisation de la chaîne d’approvisionnement
Le baromètre souligne que 90 % des entreprises ayant réalisé leur bilan GES en 2024 ont élaboré des plans d’action pour réduire leurs émissions. Les entreprises étendent également leurs efforts à leurs partenaires : plus des deux tiers imposent des exigences RSE à leurs fournisseurs, et près de la moitié (47 %) ont instauré une charte pour formaliser ces attentes.
Malgré ces avancées, certains défis persistent, notamment pour les petites structures, souvent limitées par des contraintes budgétaires et de ressources humaines. La digitalisation et la formation en interne apparaissent comme des leviers prioritaires pour renforcer leur capacité à agir.
Qu’est-ce que le bilan GES ?
Le bilan des gaz à effet de serre (bilan GES) est un outil de mesure des émissions de gaz à effet de serre générées par une organisation, une activité ou un produit. Il permet d’identifier les sources d’émissions, qu’elles soient directes (issues de la consommation d’énergie, par exemple) ou indirectes (provenant de la chaîne d’approvisionnement ou de l’utilisation des produits).
Conformément aux exigences internationales telles que le GHG Protocol et la norme ISO 14064, le bilan GES se structure en trois scopes :
- Scope 1 : les émissions directes issues des activités contrôlées par l’entité (combustion de carburants, émissions industrielles).
- Scope 2 : les émissions indirectes liées à la consommation d’énergie (électricité, chaleur).
- Scope 3 : toutes les autres émissions indirectes, comme celles des fournisseurs, des transports ou de la fin de vie des produits.
En France, le bilan GES est obligatoire pour les entreprises de plus de 500 salariés et les collectivités de plus de 50.000 habitants. Il représente un outil stratégique pour réduire l’empreinte carbone, répondre aux réglementations et valoriser une démarche durable auprès des parties prenantes. Grâce à la comptabilité carbone, les organisations peuvent fixer des objectifs de réduction et adopter des pratiques respectueuses de l’environnement.
