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Cette hausse concerne aussi bien la métropole que les territoires d’outre-mer et touche l’ensemble des profils de clients étudiés, du petit utilisateur aux ménages les plus équipés.
Mauvaise nouvelle pour les clients des banques françaises. Selon la dernière enquête publiée par la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) sur la tarification bancaire 2026, le coût moyen des services bancaires va progresser d’environ 3 % au 1er février 2026, par rapport à l’an dernier.
Une hausse généralisée du coût des services bancaires
Pour établir son palmarès 2026, la CLCV a comparé les tarifs en vigueur au 1er février 2026 avec ceux appliqués au 1er février 2025 dans 107 établissements bancaires, représentant l’essentiel du marché français. L’étude repose sur trois profils types : un « petit consommateur », un « consommateur moyen » et un « gros consommateur ».
Résultat : en métropole, le coût moyen des paniers de services augmente pour tous les profils, avec une progression comprise entre +2,98 % et +3,77 % selon les usages.
Cette évolution se retrouve également en outre-mer, où les clients constatent eux aussi une augmentation de leur facture bancaire annuelle.
Les frais de tenue de compte en première ligne
Parmi les postes de dépenses les plus concernés figure en tête la tenue de compte. Désormais facturés par la quasi-totalité des banques, ces frais atteignent en moyenne 24,64 euros par an, en hausse de 6,39 % sur un an.
La CLCV souligne que 60 établissements sur 91 en métropole ont relevé ce tarif.
Si certaines banques proposent encore des exonérations conditionnelles — domiciliation des revenus, détention d’une carte bancaire ou dématérialisation des relevés — la multiplication de ces critères rend la lecture des grilles tarifaires plus complexe. La gratuité totale, sans condition, devient marginale.
Cartes bancaires : des augmentations sur tous les types
Autre poste de dépense récurrent : les cartes bancaires. L’étude montre que leurs tarifs progressent quel que soit le type de carte. Entre 2025 et 2026, la hausse moyenne varie de +2,07 % à +2,29 % selon qu’il s’agisse d’une carte à débit immédiat, différé ou haut de gamme.
Dans la majorité des établissements analysés, les cartes Visa ou Mastercard voient leurs prix augmenter, y compris les cartes à autorisation systématique pourtant souvent présentées comme des solutions économiques.
Les écarts restent importants d’une banque à l’autre, avec des différences de prix pouvant dépasser plusieurs dizaines d’euros à l’année pour un service comparable.
Moins d’avantages sur la carte du conjoint
L’enquête met également en lumière un recul des remises accordées sur la seconde carte d’un compte joint, généralement destinée au conjoint.
Entre 2025 et 2026, plusieurs banques ont réduit, voire supprimé, ces avantages. Dans certains réseaux, la réduction est passée de 50 % à 25 %, tandis que d’autres ont mis fin à toute remise.
Cette évolution contribue à alourdir la facture des ménages disposant de comptes à deux titulaires, notamment ceux relevant du profil « consommateur moyen » ou « gros consommateur ».
Retraits hors réseau : une hausse plus discrète mais bien réelle
Les retraits effectués dans les distributeurs d’une autre banque constituent un poste de frais ponctuel mais fréquent. Si la majorité des établissements maintiennent des tarifs unitaires stables, l’étude souligne une réduction du nombre de retraits gratuits inclus dans les forfaits pour une partie des clients.
Au total, le coût moyen d’un retrait déplacé progresse de 1,63 % sur un an. Cette hausse est d’autant plus sensible dans un contexte de diminution du nombre de distributeurs automatiques sur le territoire.
Des frais annexes également orientés à la hausse
Au-delà des services courants, certains frais spécifiques enregistrent aussi des augmentations. C’est notamment le cas du transfert de Plan d’Épargne Logement, du chèque de banque en agence ou encore de la lettre d’information pour compte débiteur.
Bien que ponctuels, ces frais peuvent peser lourd lorsqu’ils s’additionnent.
Tous les profils concernés, mais à des degrés différents
Pour le petit consommateur, la facture annuelle moyenne atteint 71,71 euros, en hausse de 2,98 %. Le panier augmente dans 73 établissements sur 91.
Le consommateur moyen voit son coût annuel moyen grimper à 135,45 euros, soit +3,77 %, avec une hausse observée dans près de neuf banques sur dix.
Quant au gros consommateur, le montant annuel s’élève à 221,16 euros, en progression de 3,04 %.
Dans la majorité des cas, le paiement « à la carte » reste plus avantageux que les offres groupées, même si certains packages peuvent s’avérer intéressants selon les profils et les établissements.
Banques en ligne : une alternative sous conditions
L’étude souligne que les banques en ligne continuent d’afficher des tarifs plus compétitifs. Toutefois, ces offres supposent une plus grande autonomie du client et le respect de conditions précises : nombre minimum de paiements par carte, conditions de revenus ou acceptation d’une relation à distance.
Selon le profil et l’usage réel des services, il est possible d’y réduire fortement sa facture, voire de bénéficier d’un compte à coût très limité.
Comment limiter l’impact de cette hausse ?
Face à cette augmentation moyenne de 3 %, la CLCV rappelle l’intérêt de passer régulièrement en revue ses besoins bancaires, de comparer les offres et de vérifier si les services souscrits correspondent toujours à ses usages. Adapter le niveau de carte, privilégier les opérations en ligne et surveiller les retraits hors réseau restent des pistes efficaces pour contenir la facture.
