
« Ces jeunes portent haut les valeurs et l’excellence de notre artisanat à l’étranger, tout en revenant enrichis d’autres pratiques », souligne Joël Fourny, président de CMA France dans l’étude.
Pour les petites entreprises artisanales, cette ouverture dépasse la simple expérience formatrice. Elle contribue directement à l’image de marque de l’artisanat français à l’étranger.
L’artisanat français s’exporte aussi par ses jeunes talents. Selon une étude publiée par CMA France en octobre 2025, plus de 3.100 apprentis, post-apprentis et maîtres d’apprentissage ont effectué une mobilité européenne au cours de l’année 2023-2024. Ce chiffre, en hausse de 45 % depuis 2017, témoigne du dynamisme d’un secteur profondément ancré dans les territoires, mais désormais tourné vers l’Europe.
Quand un apprenti part se former en Espagne, en Allemagne ou en Italie, il devient ambassadeur du savoir-faire national. « Ces jeunes portent haut les valeurs et l’excellence de notre artisanat à l’étranger, tout en revenant enrichis d’autres pratiques », souligne Joël Fourny, président de CMA France dans l’étude.
Une vitrine européenne du savoir-faire français
Des métiers de bouche aux métiers d’art, les apprentis qui partent en mobilité européenne exportent une certaine idée de la qualité à la française. Cette diffusion du savoir-faire contribue à valoriser l’image des artisans français auprès de leurs partenaires européens. Pour les TPE, souvent attachées à la proximité, cette reconnaissance nourrit la fierté des territoires et renforce la crédibilité du label « fabriqué en France ».
Chaque mobilité représente une occasion unique de démontrer la force du modèle d’apprentissage français et la qualité de ses formations professionnelles. Joël Fourny le rappelle : « Chaque mobilité est une chance de montrer la force de notre modèle d’apprentissage et l’excellence de nos savoir-faire. »
Ces échanges permettent également de comparer les méthodes de travail et d’enrichir les pratiques locales. Les artisans qui accueillent un apprenti revenu d’une expérience à l’étranger observent souvent une plus grande autonomie, une curiosité accrue et une ouverture à l’innovation, des qualités particulièrement appréciées dans les petites structures artisanales.
Des partenariats européens au service des entreprises artisanales
La mobilité européenne ne profite pas qu’aux jeunes apprentis. Elle contribue aussi à renforcer les liens entre les chambres de métiers, les centres de formation et les entreprises locales.
Pour faciliter ces échanges, CMA France coordonne des consortiums régionaux qui accompagnent les TPE dans leurs démarches, sécurisent les financements et soutiennent l’intégration des périodes de formation à l’étranger dans les parcours d’apprentissage.
Grâce à ces partenariats, les petites entreprises peuvent désormais participer pleinement à ces programmes internationaux.
Envoyer un apprenti se former au sein d’une entreprise européenne devient un moyen concret de valoriser sa marque employeur, d’attirer de nouveaux candidats et de dynamiser l’image de l’entreprise dans son territoire.
Une image renouvelée de l’artisanat français en Europe
À travers ces mobilités, c’est tout l’artisanat français qui gagne en visibilité et en reconnaissance. La formation à l’étranger permet aux jeunes professionnels de perfectionner leurs gestes techniques tout en découvrant d’autres cultures de travail.
Ces échanges renforcent la réputation de la France comme pays de l’excellence artisanale, reconnu pour la qualité de sa transmission et la richesse de ses savoir-faire.
« En favorisant la mobilité, nous investissons dans la réussite des jeunes et dans l’avenir de nos entreprises artisanales », affirme encore Joël Fourny. Cet investissement dans les compétences humaines et culturelles consolide la compétitivité des TPE artisanales, tout en valorisant le rôle des CMA sur l’ensemble du territoire.
Pour aller plus loin
Les artisans, maîtres d’apprentissage et chefs d’entreprise qui souhaitent développer la mobilité de leurs apprentis peuvent se rapprocher de leur Chambre de Métiers et de l’Artisanat régionale pour bénéficier d’un accompagnement sur mesure. En favorisant la circulation des savoir-faire, la mobilité européenne participe au rayonnement international de l’artisanat français et au dynamisme économique de ses territoires.
